« Le désarmement nucléaire n’est pas la récompense de la paix: il en est le fondement », a déclaré aujourd’hui, à l’ouverture de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, le Secrétaire général de l’ONU. Dans une déclaration lue par son Chef de Cabinet, M. António Guterres a rappelé les États parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) à leurs obligations en matière d’élimination de leurs arsenaux, et appelé les pays qui ne l’ont pas encore fait à ratifier le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), « pour mettre fin une fois pour toutes au sombre héritage » de ces essais. Parmi les participants, beaucoup ont évoqué les conséquences de cette expérience traumatisante, tant pour leur population que pour l’environnement.
Assemblée générale: Couverture des réunions
La troisième journée de débat général a vu défiler à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies une quarantaine de dirigeants mondiaux tout aussi inquiets que ceux qui les ont précédés, mais malgré tout porteurs d’espoir et d’idées pour avancer tant bien que mal sur un chemin ponctué de conflits et de crises. Ils ont également exprimé leurs positions sur leur maison commune -l’Organisation des Nations Unies- qui, alors qu’elle souffle ses 80 bougies, peine à garder le cap.
« Ce sont les armes qui décident de qui survit. » Par cette phrase, le Président ukrainien a donné le ton de la deuxième journée du débat général de l’Assemblée générale, les orateurs qui se sont succédé à la tribune faisant le constat d’un monde dominé par la force, où « ce qui est arrivé peut arriver à nouveau », selon les mots de Primo Levi, cités par la Suisse.
En cette année marquant le quatre-vingtième anniversaire de l’ONU, le débat général de l’Assemblée générale aurait pu s’ouvrir sur une célébration des acquis du multilatéralisme. Il n’en a rien été. Au premier jour de ce rendez-vous annuel, les quelque 35 dirigeants qui se sont succédé à la tribune de l’Assemblée se sont tous interrogé, à leur manière, sur l’avenir incertain de l’humanité, sur les errements de l’Organisation et, comme l’a résumé son Secrétaire général, sur le monde que nous voulons bâtir ensemble « alors même que nos moyens d’agir, eux, fondent comme neige au soleil ».
La Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États a tenu, cet après-midi, une nouvelle séance plénière. Dix jours après l’adoption par 142 États Membres de la Déclaration de New York, trois des acteurs clefs de ce processus ont pris la parole: la France et l’Arabie saoudite, les deux pays à l’initiative de la Conférence, ainsi que le Président de l’État de Palestine, M. Mahmoud Abbas.
Regrettant la décision prise par les États-Unis de refuser de délivrer des visas ou de révoquer des visas dans le cas des représentants de l’État de Palestine, l’Assemblée générale a décidé, ce matin, que l’État de Palestine pourra présenter une déclaration préenregistrée de son Président lors du débat général de la quatre-vingtième session.
L’Assemblée générale a adopté aujourd’hui une décision dans laquelle elle fait sienne la Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États. Cette déclaration est le fruit de la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États qui s’est tenue les 28, 29 et 30 juillet à New York et doit reprendre le 22 septembre prochain.
Déclarant que « nous nous trouvons à la croisée des chemins, à un moment décisif », la Présidente de l’Assemblée générale a exhorté à trouver la volonté et l’ambition de transformer les promesses en actions et les engagements en progrès mesurables à l’occasion du lancement officiel des travaux de la quatre-vingtième session qu’elle a placé sous le thème « Mieux ensemble: plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».
Sous les applaudissements des délégations, M. Philémon Yang, Président sortant de l’Assemblée générale, a clôturé, ce matin, les travaux de la soixante-dix-neuvième session, avant de transmettre le marteau de séance à sa successeure, Mme Annalena Baerbock, ancienne Ministre fédérale des affaires étrangères de l’Allemagne, qui a prêté serment devant l’Assemblée.
La Sixième Commission, chargée des questions juridiques, a élu, ce matin, par acclamation, M. Enrique Manalo, des Philippines, en tant que Président pendant la quatre-vingtième session de l’Assemblée générale, en remplacement de sa compatriote, Mme Leila Castillon Lora-Santos, démissionnaire.