Soixante-dix-huit ans après, la Nakba, « la catastrophe » de 1948 marquée par l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens hors de leurs terres, demeure une blessure ouverte, comme l’a ravivée ce matin le témoignage glaçant de la mère de la petite Hind Rajab, tombée sous les balles à Gaza.
Comité pour les droits inaliénables du peuple palestinien
En marge des travaux de la soixante-dixième session de la Commission de la condition de la femme, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a entendu, ce matin, plusieurs responsables, dont la Ministre des affaires féminines de l’État de Palestine, rappeler que l’occupation israélienne constitue le principal obstacle à la réalisation des femmes palestiniennes, dont les droits fondamentaux sont foulés au pied.
« La véritable question aujourd’hui est de savoir si l’année à venir nous mènera vers la paix ou nous plongera dans l’abîme du désespoir. » C’est l’avertissement qu’a lancé ce matin le Secrétaire général en ouverture de la session 2026 du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.
En cette Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, plus de 50 ans après sa création le 10 novembre 1975, a entendu de nombreux appels à la réalisation d’un État palestinien, « un droit, non pas un privilège », comme l’ont rappelé la plupart des intervenants.
Réuni cet après-midi pour adopter son projet de rapport annuel, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a entendu le compte rendu de l’Observateur permanent de l’État de Palestine sur la situation dans le Territoire palestinien occupé, avant d’être informé par le Représentant permanent adjoint de la France des conclusions préliminaires de la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États, puis de l’évolution de la situation à Gaza par un responsable de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).
Après avoir commémoré hier la Nakba, la « catastrophe » de 1948 -l’exode forcé de leurs terres des populations palestiniennes-, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien s’est penché aujourd’hui sur les actions en justice intentées récemment par la société civile. Réfléchissant aux moyens de lutter contre l’impunité pour les crimes commis à l’encontre des Palestiniens, les participants ont également abordé la question de l’embargo sur les armes visant Israël et ont appelé à faire respecter la résolution demandant la fin de l’occupation du Territoire palestinien.
Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a commémoré, aujourd’hui, la « catastrophe » de 1948, à savoir l’exode forcé de leurs terres des populations palestiniennes, plus communément connue sous le nom de Nakba. Au-delà de la fin de la guerre à Gaza, les intervenants ont unanimement plaidé pour la fin de l’occupation israélienne dans l’ensemble du Territoire palestinien, la création d’un État de Palestine indépendant et sa reconnaissance pleine et entière par l’ONU.
« Je filme pour que le monde sache que nous existons et voit ce que nous subissons au quotidien sous cette occupation israélienne brutale. » C’est en ces termes qu’un des coréalisateurs du film oscarisé No Other Land a expliqué, ce matin, au Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, ce qui le motive à saisir sa caméra chaque jour.
Au lendemain de la conférence de presse du Président des États-Unis, M. Donald Trump, au cours de laquelle il a dit vouloir « prendre le contrôle » de Gaza et réinstaller l’ensemble de la population dans d’autres pays de la région, le Secrétaire général est intervenu au Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien pour souligner que « dans la recherche de solutions, nous ne devons pas aggraver le problème ».
Cette année, la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien est « particulièrement douloureuse », les objectifs fondamentaux de vie dans la dignité et de justice pour les Palestiniens, notamment leur droit à l’autodétermination, paraissant « plus éloignés que jamais ». C’est en ces termes que la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Amina J. Mohammed, qui s’exprimait au nom du Secrétaire général, a marqué la commémoration annuelle de cette Journée, observée le 29 novembre, mais que le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a choisi de marquer ce matin.