La soixante-dixième session de la Commission de la condition de la femme (#CSW70) s’est achevée aujourd’hui dans un climat de fortes tensions, marqué par des divisions entre États Membres et une remise en cause inédite du consensus traditionnel, fragilisé par un projet de résolution des États-Unis dont l’examen a, finalement, été rejeté.
Commission de la condition de la femme
Soixante-dixième session de la Commission de la condition de la femme, du 9 au 19 mars au Siège de l’ONU à New York. Cliquez ici pour retrouver la couverture en direct.
À l’entame de la dernière semaine des travaux de la soixante-dixième session de la Commission de la condition de la femme, les experts, en matinée, et les jeunes, dans l’après-midi, ont tenu un débat pour rappeler l’importance d’un accès équitable des femmes et filles à la justice dans le monde.
Quatre femmes tuées chaque jour au Brésil, 391 cas officiels de violence sexuelle en Ukraine en raison du conflit, harcèlement n’épargnant aucune femme, y compris la Présidente du Mexique… C’est à l’aune de ces faits et chiffres effarants que la Commission de la condition de la femme a réfléchi aux moyens de préserver de la violence « l’arbre des droits des femmes et des filles, le plus bel arbre du monde », selon l’expression de M. Rob Beenders, Ministre de l’égalité des chances de la Belgique.
Ce matin, la Commission de la condition de la femme a tenu la deuxième table ronde ministérielle de sa session annuelle, les délégations devant réfléchir à comment « réaliser l’égalité des genres et l’autonomisation de toutes les femmes âgées ».
La Commission de la condition de la femme a lancé, aujourd’hui à New York, les travaux de sa soixante-dixième session (#CSW70) avec un constat accablant: à l’échelle mondiale, les femmes ne jouissent que de 64% des droits juridiques reconnus aux hommes. C’est sur ce chiffre que repose le défi central de cette session, qui est de garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice.
On trouvera, ci-après, le texte de l’allocution du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, prononcée lors de l’ouverture de la soixante-dixième session de la Commission de la condition de la femme, à New York, aujourd’hui:.
Après deux semaines d’intenses travaux, avec 13 000 participants dont 5 845 ONG et 186 États Membres représentés dont 97 au niveau ministériel, la Commission de la condition de la femme a achevé sa soixante-neuvième session marquée par l’adoption, à l’ouverture, d’une déclaration politique qui réaffirme la détermination à appliquer de manière « intégrale, effective et accélérée » la Déclaration et le Programme d’action de Beijing adoptés il y a maintenant 30 ans.
La Commission de la condition de la femme a poursuivi, cet après-midi, sa série de dialogues interactifs avec des expertes, le premier sur le thème « Préservation, protection et régénération de l’environnement », le second consacré aux « sociétés pacifiques et inclusives ».
La Commission de la condition de la femme a poursuivi, aujourd’hui, ses dialogues interactifs avec des expertes de la société civile. Les deux premiers, programmés dans la matinée, ont porté sur la protection contre la violence, la stigmatisation et les stéréotypes, puis sur la participation, la responsabilité et les institutions sensibles au genre. Dans l’après-midi, les échanges se sont à nouveau concentrés sur le rôle que doit jouer la Commission pour contribuer à l’accélération de la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing.