Le Coordonnateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient a condamné, ce matin au Conseil de sécurité, l’expansion et l’accélération incessantes des colonies israéliennes en Cisjordanie, y compris dans la zone C.
Couverture des réunions
Le Conseil de sécurité s’est réuni, cet après-midi, en urgence, à la demande du Bélarus, appuyé par la Fédération de Russie, après la frappe de drone, imputée à l’Ukraine, survenue le 17 juin, contre un bus transportant de jeunes footballeurs bélarussiens dans la région russe de Briansk. « Il s’agit de la septième réunion du Conseil sur la guerre en Ukraine en six semaines, ce qui atteste d’une dangereuse escalade du conflit », a relevé Mme Martha Pobee, Sous-Secrétaire générale, Départements des affaires politiques et de la consolidation de la paix, et des opérations de paix, qui a exhorté l’Ukraine et la Fédération de Russie à miser sur la diplomatie.
Alertant que la situation sécuritaire demeure « complexe, volatile et dévastatrice pour les populations », dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays a exhorté, cet après-midi au Conseil de sécurité, les parties aux accords de Washington et de Doha à préserver les acquis diplomatiques obtenus à ce jour et à maintenir le cap vers une paix durable.
Le Conseil de sécurité a, cet après-midi, prorogé le régime de sanctions applicable en République démocratique du Congo (RDC) jusqu’au 1er juillet 2027, de même que le mandat du Groupe d’experts chargé de veiller à sa mise en œuvre.
C’est un sentiment d’urgence, partagé par tous les membres du Conseil de sécurité, qui a dominé ce matin l’examen de la situation au Soudan du fait de la détérioration rapide de la crise au Kordofan septentrional, où la ville assiégée d’El-Obeid est le théâtre d’une escalade militaire entre les Forces armées soudanaises et la faction dissidente que forment les Forces d’appui rapide. Le Conseil de sécurité a été appelé à en faire plus pour mettre fin à ce conflit et à son escalade technologique, les drones déployés de part et d’autre étant devenus l’arme de prédilection de cette guerre
En adoptant, cet après-midi, la résolution 2824 (2026) à l’unanimité de ses membres, le Conseil de sécurité a renouvelé le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) pour une période de six mois, soit jusqu’au 31 décembre 2026.
L’Assemblée générale avait quatre points à son ordre du jour, ce matin, en commençant par l’élection des Bahamas au Conseil économique et social (ECOSOC)** pour trois ans (2027-2029), suivi de sa décision de proclamer la période 2027-2037 « Décennie internationale du renforcement de la paix pour les générations futures » et de l’examen des rapports de la Commission de la consolidation de la paix et du Fonds pour la consolidation de la paix.
« Trente ans après la création du mandat relatif aux enfants et aux conflits armés, le monde doit faire face à ses responsabilités et répondre de son inaction », cette déclaration de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la question des enfants et des conflits armés apparaît comme le résumé des dizaines de discours entendus ce jour au débat annuel du Conseil de sécurité sur cette question.
Préoccupé par l’impunité dans laquelle sont laissées les violences dirigées contre les personnels des opérations de maintien de la paix de l’ONU, le Conseil de sécurité a, ce matin, demandé à toutes les parties concernées de coopérer avec l’Organisation afin de faciliter les procédures visant à identifier les auteurs de telles attaques, à mener des enquêtes et à les traduire en justice.
Le Conseil de sécurité a examiné aujourd’hui l’évolution de la situation en République centrafricaine, marquée par l’achèvement du cycle électoral 2025-2026 et des progrès constants en matière de stabilisation, en évoquant également l’avenir de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dont l’« appui indispensable » a été salué. Les intervenants se sont félicités des avancées enregistrées au cours des dernières années, tout en mettant en garde contre la fragilité persistante de certains acquis face aux menaces sécuritaires régionales, en particulier les répercussions du conflit au Soudan.