Le Secrétaire général de l’ONU a appelé, ce matin au Conseil de sécurité, à des actions urgentes face à l’insécurité croissante en Afrique de l’Ouest et dans la zone sahélienne où le Mali subi depuis septembre des actions de blocus économique du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Conseil de sécurité: Couverture des réunions
En fin d’après-midi, le Conseil de sécurité a adopté par 13 voix pour et 2 abstentions (Fédération de Russie et Chine) une résolution qualifiée d’« historique », par laquelle il fait sien le Plan d’ensemble du Président Donald J. Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, et demande à toutes les parties de l’appliquer dans son intégralité, « notamment de respecter le cessez-le-feu, de bonne foi et sans délai ».
« La famine n’est jamais une conséquence naturelle des conflits, c’est un choix, le choix de violer le droit et de trahir notre humanité commune. » Tel est le constat sans appel du Président sierra-léonais Julius Maada Bio, qui présidait aujourd’hui un débat public cherchant à mettre en évidence que « la sécurité alimentaire est une question de sécurité et de paix, et non une question humanitaire secondaire », et donc une question dont doit se saisir le Conseil de sécurité.
Le Conseil de sécurité a décidé en fin d’après-midi de proroger d’un an le mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), jusqu’au 15 novembre 2026, et déclaré son intention de procéder au retrait ou à la reconfiguration de la mission « si les acteurs concernés ne réalisent aucun progrès substantiel », une condition décriée par plusieurs États membres. Abyei est une zone contestée le long de la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud.
Constatant que la situation au Yémen continue de menacer la paix et la sécurité internationales, le Conseil de sécurité a décidé, cet après-midi, de proroger jusqu’au 14 novembre 2026, les sanctions individuelles imposées aux personnes et entités qui mènent ou soutiennent des actes qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité du Yémen.
Forte hausse des séances convoquées dans l’urgence ou à l’improviste, retard sans précédent dans l’attribution des présidences et vice-présidences des organes subsidiaires, exercice du droit de veto, participation des non-membres… Le Conseil de sécurité a réfléchi, ce matin, aux « difficultés » ayant touché ses méthodes de travail en 2025, telles que détaillées par la note de cadrage transmise par le Groupe de travail informel sur la documentation et les autres questions de procédure du Conseil.
Évoquant des discussions intervenues sur le texte jusqu’à la dernière minute, la délégation de l’Algérie qui s’exprimait au nom des A3 + (Algérie, Sierra Leone, Somalie et Guyana) a demandé la tenue de consultations supplémentaires avant de passer au vote sur le projet de résolution visant à prolonger d’un an le mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA).
Conscient que l’instauration d’une paix et d’une sécurité durables en République centrafricaine passe par une combinaison d’efforts menés au niveau national sur le plan politique et dans les domaines de la sécurité, de la consolidation de la paix et du développement durable, le Conseil de sécurité a décidé, cet après-midi, de proroger le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) jusqu’au 15 novembre 2026.
Après trois tours de scrutin, le Conseil de sécurité a élu, aujourd’hui, conjointement avec l’Assemblée générale, Mme Phoebe Okowa (Kenya) comme membre de la Cour internationale de Justice (CIJ). Cette élection visait à pourvoir le siège rendu vacant par la démission du juge Abdulqawi Ahmed Yusuf (Somalie), qui a pris effet le 30 septembre 2025. La juge élue siègera jusqu’à l’expiration du mandat initial, soit le 5 février 2027.
Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix a indiqué, ce matin au Conseil, qu’au cours des trois derniers mois, la situation au Soudan du Sud a continué d’évoluer dans une direction négative et potentiellement dangereuse: les violations du cessez-le-feu se multiplient, notamment les bombardements aériens généralisés et les affrontements entre les signataires de l’accord de paix revitalisé.