Constatant qu’il importe toujours de régler les problèmes complexes auxquels se heurte l’Afghanistan, le Conseil de sécurité a, ce matin, prorogé d’un an, jusqu’au 17 mars 2026, le mandat de la Mission d’assistance des Nations Unies dans ce pays (MANUA).
En cours au Siège de l'ONU
Conseil de sécurité: Couverture des réunions
Le Conseil de sécurité a, aujourd’hui, dans une déclaration présidentielle, condamné fermement les actes de violence généralisés commis dans les provinces de Lattaquié et de Tartous en Syrie depuis le 6 mars, notamment les massacres de civils, en particulier au sein de la communauté alaouite.
Le Soudan est aujourd’hui confronté à « la crise humanitaire la plus grave et la plus dévastatrice au monde », une « polycrise » qui a le potentiel de provoquer une « catastrophe générationnelle » non seulement pour le Soudan, mais aussi pour la région et au-delà.
La situation en Ukraine a été abondamment évoquée, ce matin au Conseil de sécurité, à l’occasion du débat annuel sur la coopération entre l’ONU et l’Union européenne (UE), « partenaire fiable de choix » selon l’expression de la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
« Comment pouvons-nous aller de l’avant, compte tenu des tendances négatives à l’œuvre en Afghanistan? » a lancé, cet après-midi au Conseil de sécurité, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour ce pays. « C’est le moment de faire preuve de réalisme », a estimé Mme Roza Otunbayeva, en regrettant que les Taliban continuent de faire obstacle à la réintégration de Kaboul dans le giron de la communauté internationale.
À l’occasion de sa première séance d’information sur le dossier de l’élimination des armes chimiques en Syrie depuis la chute du régime de Bashar Al-Assad en décembre dernier, les membres du Conseil de sécurité ont pris acte, ce matin, de l’engagement pris par les nouvelles autorités du pays de détruire les restes du programme développé par le pouvoir déchu et de coopérer à cette fin avec le Secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Si tous ont salué cette évolution encourageante, la Chine et la Fédération de Russie ont dit compter sur une approche dépolitisée de l’OIAC pour clore le dossier. Un grand nombre de délégations ont par ailleurs condamné les actions militaires d’Israël en territoire syrien.
Malgré l’absence d’opérations terrestres de grande envergure depuis la trêve négociée par l’ONU il y a trois ans, la trajectoire actuelle du Yémen n’en reste pas moins profondément préoccupante, alors que la crainte d’un retour à un conflit généralisé est palpable, a prévenu ce matin, au Conseil de sécurité, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour ce pays. M. Hans Grundberg intervenait par visioconférence lors d’une séance au cours de laquelle de nombreuses délégations se sont alarmées de la crise humanitaire prolongée du pays, qui touche tout particulièrement les femmes.
En adoptant à l’unanimité la résolution 2776 (2025), le Conseil de sécurité a décidé, cet après-midi, de maintenir l’ensemble du régime de sanctions instauré contre les Chabab, y compris l’interdiction des exportations de charbon de bois; l’interdiction des composants d’engins explosifs improvisés; et l’autorisation d’inspecter les navires pour faire respecter l’embargo sur les importations illicites d’armes ou de charbon.
Le Conseil de sécurité, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a décidé, cet après-midi, de reconduire jusqu’au 3 mars 2025 le régime de sanctions imposé aux Chabab. En adoptant à l’unanimité la résolution 2775 (2025), le Conseil procède ainsi à une reconduction technique pour remplacer la résolution 2762 (2024) adoptée le 13 décembre dernier et qui expire aujourd’hui.
« Comment pouvons-nous positionner la police des Nations Unies pour qu’elle soit préparée à des défis qui, même s’ils sont en pleine évolution, conservent de nombreux aspects connus? » Telle est la question à laquelle le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, s’est efforcé de répondre, cet après-midi au Conseil de sécurité. À l’occasion de cette séance annuelle centrée sur les activités des composantes de police des missions de maintien de la paix de l’ONU, de hauts responsables ont tenté de démontrer la « réelle différence » que les contingents de police font dans la vie des populations locales, contribuant à jeter les bases d’une paix et d’un développement durables. Une conviction également exprimée par le conseiller pour les questions liées à la police des Nations Unies, M. Faisal Shahkar.