On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, Michael Imran Kanu (Sierra Leone):
Conseil de sécurité
Partisans de l’abolition du droit de veto, tenants d’une limitation stricte et défenseurs du statu quo ont échangé leurs points de vue, ce matin, à l’occasion d’un débat de l’Assemblée générale au cours duquel l’initiative veto a été amplement commentée.
À la demande du Danemark, de la France, de la Grèce, de la République de Corée, de la Slovénie et du Royaume-Uni, le Conseil de sécurité a tenu, cet après-midi, une réunion au cours de laquelle les interventions ont en majorité porté sur les attaques contre les infrastructures énergétiques d’Ukraine et la question des nombreuses victimes civiles, notamment les enfants, alors même que l’ONU célébrait la Journée mondiale de l’enfance.
Le Conseil de sécurité a tenu, ce matin, sa séance d’information mensuelle sur la Syrie. Treize jours après avoir rayé les noms du Président de transition syrien et de son ministre de l’intérieur de la liste des sanctions de l’ONU, il a entendu l’Envoyée spéciale adjointe du Secrétaire général pour ce pays appeler les nouvelles autorités à faire de la transition politique « une réussite pour le peuple syrien », tout en déplorant la poursuite des opérations militaires israéliennes. Une dénonciation reprise par nombre des membres de l’organe et par la Syrie elle-même, selon laquelle Israël cherche à « saper les autorités légitimes et nuire à la paix civile ».
Le Conseil de sécurité a entendu, cet après-midi, les exposés de trois de ses Présidents d’organes subsidiaires qui concourent à la lutte antiterroriste, véritable « marathon exigeant patience et ténacité », selon l’expression de l’Algérie.
On trouvera, ci-après, le texte bilingue de l’allocution du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, prononcée lors de la séance du Conseil de sécurité consacrée au thème suivant: « Renforcer la coopération régionale en matière de lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel », à New York, aujourd’hui:
Le Secrétaire général de l’ONU a appelé, ce matin au Conseil de sécurité, à des actions urgentes face à l’insécurité croissante en Afrique de l’Ouest et dans la zone sahélienne où le Mali subi depuis septembre des actions de blocus économique du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
En fin d’après-midi, le Conseil de sécurité a adopté par 13 voix pour et 2 abstentions (Fédération de Russie et Chine) une résolution qualifiée d’« historique », par laquelle il fait sien le Plan d’ensemble du Président Donald J. Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, et demande à toutes les parties de l’appliquer dans son intégralité, « notamment de respecter le cessez-le-feu, de bonne foi et sans délai ».
« La famine n’est jamais une conséquence naturelle des conflits, c’est un choix, le choix de violer le droit et de trahir notre humanité commune. » Tel est le constat sans appel du Président sierra-léonais Julius Maada Bio, qui présidait aujourd’hui un débat public cherchant à mettre en évidence que « la sécurité alimentaire est une question de sécurité et de paix, et non une question humanitaire secondaire », et donc une question dont doit se saisir le Conseil de sécurité.
Le Conseil de sécurité a décidé en fin d’après-midi de proroger d’un an le mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), jusqu’au 15 novembre 2026, et déclaré son intention de procéder au retrait ou à la reconfiguration de la mission « si les acteurs concernés ne réalisent aucun progrès substantiel », une condition décriée par plusieurs États membres. Abyei est une zone contestée le long de la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud.