Nul ne songera à jeter la pierre à la Cinquième Commission pour avoir clos aujourd’hui ses travaux avec un mois de retard, tant la bouffée d’oxygène qu’elle vient d’offrir au Secrétariat de l’ONU, avec à sa tête M. António Guterres, s’apparente à un miracle.
Cinquième Commission
La règle de la restitution automatique aux États Membres des fonds inutilisés des budgets de l’ONU a été suspendue aujourd’hui pour quatre ans par l’Assemblée générale, qui a suivi les recommandations de sa commission budgétaire (Cinquième Commission).
Si la Cinquième Commission croyait recevoir de bonnes nouvelles après les informations alarmantes du 7 mai dernier, elle a en eu pour son compte. Chargée des questions administratives et budgétaires, elle a continué de fixer d’un regard effrayé le sombre tableau du trépied budgétaire de l’ONU.
Le 17 octobre de l’année dernière, devant la Commission, chargée des questions administratives et budgétaires, le Secrétaire général de l’ONU prévenait que les crises de trésorerie sont les menaces les plus graves pour le fonctionnement de l’ONU et craignait que l’Organisation ne soit poussée « droit vers la faillite ».
C’est avec une demande de 5,2 milliards de dollars pour les 11 opérations de paix de l’ONU que la Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires, a ouvert aujourd’hui sa session.
Le Secrétaire général peut être déçu: la règle financière « absurde » qu’il dénonce depuis plusieurs années n’a pas été suspendue par la Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires, qui a achevé aujourd’hui une session entamée le 23 février dernier.
La Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires, a entamé aujourd’hui sa première reprise de session, armée de cinq rapports du Secrétaire général, dont celui sur le recouvrement des coûts.
Ce sont 200 millions de plus que ce qu’a demandé le Secrétaire général dans son tout premier projet de budget élaboré à la lumière du programme de réformes Initiative ONU80.
Nous connaissons tous la source des problèmes de liquidités qui secouent l’ONU: le non-respect de l’obligation faite à tous les États de payer leurs contributions à temps, dans l’intégralité et sans condition, a tranché aujourd’hui l’Union européenne devant la Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires.