Le Conseil de sécurité a entendu, cet après-midi, les exposés de trois de ses Présidents d’organes subsidiaires qui concourent à la lutte antiterroriste, véritable « marathon exigeant patience et ténacité », selon l’expression de l’Algérie.
Couverture des réunions
Ce matin, à l’issue de son débat annuel sur le sport au service du développement et de la paix, l’Assemblée générale a adopté par consensus la résolution intitulée « Édification d’un monde pacifique et meilleur grâce au sport et à l’idéal olympique ».
À l’occasion d’une séance plénière assez chargée, au cours de laquelle plus d’une soixantaine de délégations ont pris la parole, l’Assemblée générale a débattu, aujourd’hui, de la question de la représentation équitable et de l’augmentation du nombre de membres du Conseil de sécurité, inscrite à son ordre du jour « depuis des décennies » et dont les progrès sont marqués par une « quasi-immobilité ».
Le Secrétaire général de l’ONU a appelé, ce matin au Conseil de sécurité, à des actions urgentes face à l’insécurité croissante en Afrique de l’Ouest et dans la zone sahélienne où le Mali subi depuis septembre des actions de blocus économique du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
En fin d’après-midi, le Conseil de sécurité a adopté par 13 voix pour et 2 abstentions (Fédération de Russie et Chine) une résolution qualifiée d’« historique », par laquelle il fait sien le Plan d’ensemble du Président Donald J. Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, et demande à toutes les parties de l’appliquer dans son intégralité, « notamment de respecter le cessez-le-feu, de bonne foi et sans délai ».
L’Assemblée générale a procédé, aujourd’hui, à des nominations et élections pour pourvoir des postes vacants dans plusieurs organes de l’ONU, dont M. Alexander De Croo (Belgique) qui sera le prochain Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour les quatre prochaines années.
« La famine n’est jamais une conséquence naturelle des conflits, c’est un choix, le choix de violer le droit et de trahir notre humanité commune. » Tel est le constat sans appel du Président sierra-léonais Julius Maada Bio, qui présidait aujourd’hui un débat public cherchant à mettre en évidence que « la sécurité alimentaire est une question de sécurité et de paix, et non une question humanitaire secondaire », et donc une question dont doit se saisir le Conseil de sécurité.
Le Conseil de sécurité a décidé en fin d’après-midi de proroger d’un an le mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), jusqu’au 15 novembre 2026, et déclaré son intention de procéder au retrait ou à la reconfiguration de la mission « si les acteurs concernés ne réalisent aucun progrès substantiel », une condition décriée par plusieurs États membres. Abyei est une zone contestée le long de la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud.
Constatant que la situation au Yémen continue de menacer la paix et la sécurité internationales, le Conseil de sécurité a décidé, cet après-midi, de proroger jusqu’au 14 novembre 2026, les sanctions individuelles imposées aux personnes et entités qui mènent ou soutiennent des actes qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité du Yémen.
Forte hausse des séances convoquées dans l’urgence ou à l’improviste, retard sans précédent dans l’attribution des présidences et vice-présidences des organes subsidiaires, exercice du droit de veto, participation des non-membres… Le Conseil de sécurité a réfléchi, ce matin, aux « difficultés » ayant touché ses méthodes de travail en 2025, telles que détaillées par la note de cadrage transmise par le Groupe de travail informel sur la documentation et les autres questions de procédure du Conseil.