À l’unanimité de ses membres, le Conseil de sécurité a adopté ce matin, conjointement avec l’Assemblée générale, une résolution affirmant dans son préambule que l’examen 2025 du dispositif de consolidation de la paix a pour but de « renforcer la mise en œuvre et l’effet des activités de consolidation de la paix sur le terrain ».
Consolidation de la paix
L’Assemblée générale de l’ONU a décidé, aujourd’hui, que le 5 septembre serait désormais la Journée internationale des femmes et des filles autochtones, et a adopté à l’unanimité une résolution, après l’adoption d’un texte jumeau par le Conseil de sécurité, portant sur l’examen 2025 du dispositif onusien de consolidation de la paix.
L’Assemblée générale a décidé, par consensus, ce matin, de créer un groupe de travail spécial informel chargé d’examiner les propositions en lien avec l’Initiative ONU80 du Secrétaire général, une réforme qui entraîne un examen de la mise en œuvre de tous les mandats qui ont été confiés à l’Organisation par les États Membres. Elle devrait aussi permettre d’examiner si des changements structurels ou un réalignement des programmes sont nécessaires dans l’ensemble du système des Nations Unies. Le Secrétaire général prévoit également des réductions significatives du budget global et de nombreuses modifications qui nécessiteront l’approbation de l’Assemblée générale au cours de sa quatre-vingtième session.
À l’occasion du vingtième anniversaire du dispositif de consolidation de la paix des Nations Unies, la Commission de consolidation de la paix (CCP) s’est réunie cet après-midi pour examiner la contribution de cet organe à l’élaboration de stratégies adaptées aux pays concernés par cette transition, et pilotées par eux, avec l’aide des bailleurs de fonds internationaux.
Les participants à la réunion, coprésidée cet après-midi par le Conseil économique et social (ECOSOC) et la Commission de consolidation de la paix (CCP), ont examiné les besoins urgents d’Haïti à un moment où il traverse une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire, marquée par la violence des gangs.
Le Secrétaire général a appelé, ce matin, à pleinement autonomiser la Commission de consolidation de la paix afin de lui donner les moyens de mobiliser un soutien politique et financier capable d’appuyer les stratégies nationales de consolidation de la paix et de prévention.
Ce matin devant le Conseil de sécurité, M. Mohamed Al Hassan, qui s’exprimait pour la première fois en sa qualité de Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq, a appelé, comme de nombreuses délégations, à l’atténuation des tensions et à la préservation de la souveraineté iraquienne, dans une région « en feu ». La fermeture de la Mission d’assistance des Nations Unies pour ce pays (MANUI), prévue pour la fin 2025, a également été au cœur des débats.
Conformément au mandat du Fonds pour la consolidation de la paix de l’ONU, le Secrétaire général nomme des personnalités éminentes pour un mandat de deux ans, en tenant compte de l’équilibre entre les sexes et de l’équilibre régional. Les candidats sont nominés par les États membres.
Myanmar: avec la généralisation du conflit, la situation se détériore dans le nord de l’État shan, la région de Mandalay et l’État rakhine, poussant les gens à fuir. Les informations reçues par l’ONU font état de l’intensification des hostilités dans l’État rakhine qui causent des victimes et de nouveaux déplacements de population, surtout dans la ville de Maungdaw, à la frontière avec le Bangladesh. Le 5 août, un nombre estimé à 20 000 personnes auraient fui trois quartiers du bas de la ville de Maungdaw. D’autres informations font état de la fuite d’encore plus de monde vers le Bangladesh.
On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, à l’occasion de la Journée de la consolidation de la paix de 2024, célébrée le 23 juin: