Les membres du Conseil de sécurité n’ont pu que constater, ce matin, à l’instar de l’Envoyé spécial pour la Syrie, M. Geir Pedersen, l’impasse qui paralyse les travaux de la Commission constitutionnelle et l’ampleur des besoins humanitaires à l’approche de l’hiver dans un contexte marqué par la propagation du choléra et la recrudescence des activités de groupes terroristes.
En cours au Siège de l'ONU
Syrie
République démocratique du Congo: La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) indique que la reprise des affrontements entre la milice du M23 et les Forces armées congolaises dans le Nord-Kivu a fait des morts et des blessés parmi les civils et provoqué des déplacements de population. Selon les agences humanitaires, environ 23 000 hommes, femmes et enfants ont été déplacés. Quelque 2 500 de ces personnes se sont rendues en Ouganda voisin.
Mali: Ce matin, le Conseil de sécurité a entendu M. El-Ghassim Wane, Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), souligner les progrès de la transition et du processus de paix et faire part de ses préoccupations face à la situation sécuritaire dans le pays.
Ukraine: Le Secrétaire général est profondément troublé par les attaques de missiles et de drones contre les villes ukrainiennes, dont Kyïv, la capitale. Ces frappes ont causé des dégâts généralisés dans les zones résidentielles et civiles, dont les infrastructures d’électricité. Elles ont aussi causé de nombreux morts et blessés. Le Secrétaire général appelle à la fin immédiate de ces attaques et à une désescalade urgente.
Hier, en Haïti, l’on comptait 32 cas de choléra confirmés, 224 cas suspects et 16 morts confirmées. Malgré les problèmes logistiques et d’accès, l’ONU et ses partenaires humanitaires contribuent à la riposte du Ministère de la santé contre le choléra. Plus de 43 établissements de santé autour de Port-au-Prince et dans la région du Centre ont été identifiés pour être utilisés comme centres de traitement du choléra. Douze établissements accueillent actuellement les malades.
Myanmar: L’équipe de pays des Nations Unies est préoccupée par la sûreté des journalistes. Selon l’UNESCO, on compte cette semaine au moins 170 journalistes arrêtés depuis le coup d’État militaire de février 2021. Près de 70 journalistes, dont 12 femmes, sont toujours en détention. L’UNESCO a aussi enregistré plus de 200 cas de répression des médias, dont des assassinats, des arrestations, des détentions, des crimes, des emprisonnements et des raids contre les bureaux des médias.
Après avoir constaté une nouvelle fois l’absence de progrès en vue de clarifier les questions en suspens concernant l’utilisation présumée d’armes chimiques en Syrie, la Haute-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement a lancé, aujourd’hui, un appel à l’unité du Conseil de sécurité afin d’exclure la possibilité d’une telle utilisation. « C’est notre obligation à tous », a-t-elle rappelé.
Rwanda: La Conseillère spéciale pour la prévention du génocide, Mme Alice Wairimu Nderitu, s’est félicitée de l’ouverture du procès contre M. Félicien Kabuga devant le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux à La Haye.
Conseil de sécurité/Haïti: Cet après-midi, le Conseil de sécurité tient une réunion sur Haïti avec la Représentante spéciale et Cheffe du Bureau intégré des Nations Unies dans le pays, Mme Helen La Lime; la Directrice exécutive adjointe du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Valerie Guarnieri, et la Directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), M. Ghada Fathi Waly.
Sommet « Transformer l’éducation ». Ce matin, le Secrétaire général a déclaré que l’éducation traverse une profonde crise et qu’au lieu d’être le grand moteur, elle devient rapidement le grand diviseur, puisque, dans les pays pauvres, 75% des enfants âgés de 10 ans sont incapables de lire un texte simple. Même dans les pays développés, l’enseignement creuse plus souvent qu’il ne réduit les inégalités de génération en génération.