Le Secrétaire général, ainsi qu’une grande majorité des membres du Conseil de sécurité, ont exprimé, cet après-midi, leur profonde inquiétude face à l’escalade des frappes militaires directes entre les États-Unis, Israël et la République islamique d’Iran. Réuni d’urgence à la demande de la France, dans un contexte de volatilité extrême, le Conseil a entendu l’appel du chef de l’ONU à une désescalade et à un cessez-le-feu immédiat. « Tout acte militaire risque de déclencher une chaîne d’événements incontrôlable dans la région la plus instable du monde », a-t-il notamment alerté.
Iran
La déclaration suivante a été faite, aujourd’hui, par le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres:
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, M. António Guterres, a nommé Christine Weigand, de l’Autriche, Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Iran, avec l’approbation du gouvernement du pays hôte. Sa nomination prend effet le 1er février.
À la demande des États-Unis, le Conseil de sécurité a tenu cet après-midi une réunion sur la situation en République islamique d’Iran qui, depuis fin décembre, est secouée par des manifestations meurtrières qui font craindre un embrasement régional.
La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:
Le Conseil de sécurité s’est réuni, ce matin, pour discuter du programme nucléaire iranien pour la première fois depuis l’activation fin septembre du mécanisme de retour aux sanctions, dit de « snapback », visant la Répuublique islamique d’Iran. Si les délégations ont affiché de nettes divergences sur la validité de ce mécanisme, elles ont également rappelé la nécessité d’une solution négociée. « Toutes les parties sont prêtes à s’engager à cette fin », a noté la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Mme Rosemary DiCarlo.
Le Conseil de sécurité a rejeté, cet après-midi, un projet de résolution soumis par la Chine et la Fédération de Russie, qui prévoyait une prorogation technique de six mois, jusqu’au 18 avril 2026, du Plan d’action global commun (PAGC) sur le programme nucléaire iranien et de la résolution 2231 (2015) qui l’a approuvé, afin de maintenir la levée des sanctions de l’ONU d’avant 2015 contre l’Iran.
Le Conseil de sécurité a rejeté, ce matin, un projet de résolution qui prévoyait le maintien de l’allégement des sanctions prises par l’ONU contre l’Iran en raison de son programme nucléaire. Les sanctions avaient été levées en vertu du Plan d’action global commun (PAGC) de 2015, entériné par le Conseil dans sa résolution 2231 (2015).
Le Conseil de sécurité a examiné, cet après-midi, la mise en œuvre de la résolution 2231 (2015) qui consacrait le Plan d’action global commun (PAGC) dont l’objectif était de garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien.
La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU: