Le forum 2026 du Conseil économique et social (ECOSOC) consacré au suivi du financement du développement s’est achevé aujourd’hui par l’adoption, tel qu’amendées, de ses conclusions et recommandations, clôturant cinq jours de discussions marquées par des débats et dialogues entre États Membres, institutions financières, société civile et secteur privé.
Questions économiques
Après les Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui se sont déroulées à Washington la semaine dernière, c’était au tour du Conseil économique et social (ECOSOC), aujourd’hui, de discuter avec les institutions de Bretton Woods, comme il le fait chaque année à l’occasion du forum sur le suivi du financement du développement.
Le forum organisé par le Conseil économique et social (ECOSOC) sur le suivi du financement du développement s’est ouvert aujourd’hui à New York dans un contexte de tensions économiques mondiales exacerbées par les conflits, l’endettement croissant des pays du Sud et le recul de l’aide publique.
« Le développement durable ne peut être atteint sans s’attaquer aux inégalités mondiales, tant en termes d’accès aux ressources que de répartition des responsabilités financières », a déclaré ce matin, devant l’Assemblée générale, la Présidente de la session 2024 du Conseil économique et social, venue présenter le dernier rapport de cet organe chargé de promouvoir les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable.
À l’ouverture, en début de semaine, de la session de la Deuxième Commission (questions économiques et financières), le professeur d’économie Jeffrey Sachs avait observé que les pays en développement devraient atteindre des taux de croissance phénoménaux –de l’ordre de 7 à 10%- pour réaliser le Programme 2030. Force est de constater que le niveau de stimulation et d’investissement nécessaire à une telle croissance est « difficilement mobilisable ».
Avec son approche collaborative, la coopération Sud-Sud a « galvanisé la volonté politique du Sud mondial de se remettre sur la voie de la réalisation du Programme 2030, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et d’autres objectifs de développement », s’est félicité cet après-midi M. Samba Thiam, du Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud, lors de sa présentation d’un rapport du Secrétaire général devant la Deuxième Commission, chargée des questions économiques et financières.
Serait-il imaginable de faire baisser le niveau de sa dette –une dette dont tant de pays se plaignent devant la Deuxième Commission (questions économiques et financières)- en la convertissant dans des projets concrets pour préserver les écosystèmes et lutter contre les changements climatiques? Cette idée est l’une des nombreuses suggérées par les pays en situation particulière au second jour de débat général.
Sans intervention rapide, l’humanité pourrait entrer en crise prolongée, avec une augmentation de la pauvreté et de l’exclusion. C’est par cette inquiétante mise en garde que M. Navid Hanif, le Sous-Secrétaire général chargé du développement économique au Département des affaires économiques et sociales (DESA), a ouvert, ce matin, le débat général de la Deuxième Commission (questions économiques et financières) sur le thème « Favoriser la résilience et la croissance dans un monde incertain ».
La Deuxième Commission de l’Assemblée générale (questions économiques et financières) a entamé, ce matin, sa soixante-dix-neuvième session en approuvant son ordre du jour et l’organisation de ses travaux.
Le Représentant permanent du Bangladesh auprès des Nations Unies a été élu, le 6 juin, Président de la Deuxième Commission (économique et financière).