Désarmement
Les délégations ont à nouveau affiché, ce matin au Conseil de sécurité, de profondes différences sur le programme nucléaire iranien dans un contexte de reprise des hostilités entre les États-Unis et la République islamique d’Iran, nonobstant le mémorandum d’accord d’Islamabad signé par les deux pays le 17 juin dernier. Selon ce mémorandum, l’Iran ne doit pas se procurer ou développer une arme nucléaire. Un vote de procédure a été nécessaire pour que la réunion puisse se tenir.
La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:
Après un mois de travaux, entamés le 27 avril dernier, la onzième Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s’est achevée, cet après-midi, sur un échec cuisant.
Ce matin, le Conseil de sécurité a tenu une séance sur l’ordre du jour « Non-prolifération/République populaire démocratique de Corée (RPDC) », à la demande de six membres (Bahreïn, Danemark, États-Unis, France, Lettonie et Royaume-Uni), ainsi que deux États non membres du Conseil (Japon et République de Corée).
La onzième Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a achevé, ce matin, son débat général, marqué par près de 160 interventions depuis le 27 avril et par des échanges vifs au titre notamment des droits de réponse. Dans ses remarques de clôture, le Président de la Conférence, M. Do Hung Viet (Vietnam), a d’ailleurs appelé les États parties à résister, au cours des trois semaines à venir, à la tentation de se critiquer mutuellement.
La troisième journée de débat général de la onzième Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a été marquée par les interventions russes, chinoises et iraniennes, lesquelles ont comporté de vives critiques des politiques nucléaires des pays occidentaux, et plus particulièrement leurs arrangements de partage nucléaire. Les États insulaires présents ont également souhaité insister sur les particularités de leur héritage en matière d’essais nucléaires. Plusieurs délégations ont en outre tenu à préciser quels points elles aimeraient voir ajoutés au document final de la Conférence.
Ce mardi se déroulait la seconde journée du débat général de la onzième Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). En première partie de session, de nombreux groupes de pays ont pris la parole dans un climat tendu, marqué non seulement par les échecs des deux conférences précédentes, mais aussi par les guerres en Ukraine et en Iran, et leurs conséquences sur le régime de désarmement et de non-prolifération.