Cuba
La « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique » a été discutée par l’Assemblée générale, aujourd’hui, après un échange tendu entre les États concernés sur la procédure et un vote pour décider de rouvrir ce débat.
Avant d’examiner le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Assemblée générale a adopté, aujourd’hui, par 165 voix pour, 7 contre –dont les États-Unis, Israël et l’Ukraine– et 12 abstentions, sa résolution annuelle sur la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis depuis 1962. La séance a été marquée par un vif échange entre les deux pays.
Les explications de vote sur le projet de résolution soumis depuis 1992 à l’Assemblée générale pour souligner la « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique » ont donné lieu, ce matin, à des échanges sans concession. Avec d’un côté l’immense majorité des États Membres, représentés notamment par plusieurs groupes régionaux, et de l’autre les États-Unis, qui ont démenti exercer un quelconque « blocus » contre Cuba.
Sous des applaudissements nourris, l’Assemblée générale a adopté aujourd’hui par 187 voix pour, l’opposition des États-Unis et d’Israël et l’abstention de la République de Moldova, sa résolution annuelle sur la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba depuis 1962 par les États-Unis.
Avant de se prononcer, dans l’après-midi, sur le projet de résolution relatif au rapport annuel de la Cour pénale internationale (CPI), l’Assemblée générale a entamé, ce matin, son débat traditionnel sur la « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », dont le préjudice chiffré s’élève à plus de 164 milliards de dollars en 62 ans, dont près de 5 milliards l’année dernière, indique Cuba dans le rapport du Secrétaire général.
Le nouveau Représentant permanent de Cuba auprès des Nations Unies, M. Ernesto Soberón Guzmán, a présenté aujourd’hui ses lettres de créance au Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres.
L’Assemblée générale a adopté, ce matin, « pour la trente et unième année consécutive », comme l’ont souligné les Philippines, sa résolution annuelle portant sur la « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».
C’était presque dans un même souffle qu’une quarantaine d’États Membres et de groupes d’États ont demandé, ce matin, aux États-Unis, de lever leur blocus économique, commercial et financier imposé depuis 60 ans à Cuba.
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a nommé Francisco Pichon, de la Colombie, au poste de Coordonnateur résident des Nations Unies à Cuba, avec l’approbation du gouvernement du pays hôte. M. Pichon prendra ses fonctions le 12 novembre.