Aller au contenu principal
Soixante-seizième session,
17e séance plénière - après-midi
CPSD/745

La Quatrième Commission prend acte du rapport procédural de la session de fond 2022 du Comité spécial des opérations de maintien de la paix

Cet après-midi, la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) a adopté sans mise aux voix une résolution relative à l’Étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous leurs aspects, par laquelle elle a pris acte du rapport du Comité spécial des opérations de maintien de la paix.  Cet organe, aussi appelé C-34, et qui compte aujourd’hui 157 États Membres, a tenu sa session de fond du 14 février au 11 mars 2022. 

En adoptant ce texte, la Commission réaffirme que les États Membres qui fourniront du personnel aux opérations de maintien de la paix de l’ONU dans les années à venir ou qui participeront aux travaux du Comité spécial en qualité d’observateurs pendant trois années consécutives deviendront membres du Comité spécial à la session suivante sur demande adressée par écrit à la présidence du Comité spécial. 

Elle décide aussi que le Comité spécial continuera, conformément à son mandat, de procéder à une étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous leurs aspects, et examinera toute nouvelle proposition concernant le renforcement des moyens dont dispose l’Organisation pour s’acquitter de ses responsabilités dans ce domaine. 

Le rapporteur du Comité spécial, M. Abdullah Attelb (Égypte), a déploré que ce rapport n’ait pu être adopté par consensus, comme le stipulent les méthodes de travail du C-34, du fait du « blocage » opposé par cinq délégations, alors même que les recommandations qui y figuraient avaient eu l’aval des coordonnateurs régionaux et des membres du groupe de travail plénier.  Le Mexique a d’ailleurs soulevé ce principe du consensus en appelant à y réfléchir dans le contexte de l’amélioration des méthodes de travail du C-34. 

À la question de l’Égypte de savoir pourquoi ces délégations s’étaient opposées, une question reprise également par le Guatemala, le Pakistan et le Rwanda ont tour à tour argué qu’à partir du moment où l’on n’est pas d’accord avec ce qu’était le rapport, s’y opposer est un droit fondamental.  Sur le fond, les deux délégations ont soutenu que tous les chapitres avaient la même importance et sont étroitement liés et que la suppression de l’un d’entre eux remettrait en cause toute la structure du document.

Plus précisément, ils ont regretté que le chapitre dédié aux partenariats « qui sont au cœur du maintien de la paix » n’ait pu être intégré, faute d’accord sur son libellé et à la suite du rejet des suggestions formulées par le Mouvement des non-alignés, en particulier pour ce qui est du partenariat entre l’Union africaine et l’ONU.  Comme l’a souligné le Pakistan, « si nous avions accepté le rapport tel quel, nous aurions réglé ce problème de manière temporaire mais pas sur le fond ».  Partageant ce point de vue, le Rwanda a appelé à trouver un terrain d’entente sur cette question avant la prochaine session de fond du Comité spécial, rappelant que les questions géopolitiques ne devraient pas hypothéquer les négociations intergouvernementales. 

Quoique déçu du résultat de cette année, le Canada, qui présidait les travaux du Groupe de travail plénier, a mis en avant les nombreuses innovations apportées aux méthodes de travail du C-34, comme la mise en place d’un dépositoire en ligne des recommandations du Comité et de l’état d’avancement de leur mise en œuvre, ou encore la tenue de sessions hybrides.  Il a insisté sur l’idée que ces améliorations sont un processus en cours et qu’il faut aller encore plus loin. 

À l’intention des organes d’information. Document non officiel.