AG/EF/182

LA COMMISSION ECONOMIQUE ET FINANCIERE ENTAME SON DEBAT SUR LES QUESTIONS DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

21 octobre 1996


Communiqué de Presse
AG/EF/182


LA COMMISSION ECONOMIQUE ET FINANCIERE ENTAME SON DEBAT SUR LES QUESTIONS DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

19961021 MATIN AG/EF/182 Les délégations appellent au respect des engagements pris sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre

La Commission économique et financière (Deuxième Commission) a entamé cet après-midi l'examen des questions relatives à l'environnement et au développement durable. Elle a dans ce cadre examiné l'application de la Convention sur la diversité biologique, l'application des décisions de la Conférence mondiale sur le développement durable des petits Etats insulaires en développement, la protection du climat mondial pour les générations présentes et futures et la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles. La Commission était saisie de plusieurs rapports et d'une série de lettres se rapportant à ces points de son ordre du jour.

La Commission a entendu les représentants du Costa Rica (au nom du Groupe des 77 et la Chine), de l'Irlande (au nom de l'Union européenne et de la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, l'Islande, la Slovénie et la Norvège), des Etats-Unis, de Trinité-et-Tobago (au nom de l'Alliance des petits pays insulaires), de la Fédération de Russie, du Bangladesh, des Iles Marshall, du Canada, de l'Arabie saoudite, de Samoa, de Belize, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de la Thaïlande. M. Robert Watson, Conseiller scientifique au Département de l'environnement de la Banque mondiale est également intervenu. M. Nitin Desai, Secrétaire général adjoint au Département de la coordination des politiques et du développement et M. Qazi Shaukat Fareed, Directeur adjoint du Département des affaires humanitaires, ont également fait une déclaration.

La Commission a entendu les délégations qui ont souligné la nécessité d'accorder davantage d'attention aux problèmes concernant les changements climatiques et à la diversité biologique ainsi qu'aux catastrophes naturelles. Ces questions, ont-elles souligné, appellent des solutions concertées au niveau mondial.

(à suivre - 1a)

- 1a - AG/EF/182 21 octobre 1996

Des difficultés subsistent, ont-elles reconnues. Toutefois, à l'heure de la mise en oeuvre d'instruments internationaux telles que la Convention cadre sur les changements climatiques ou la Convention sur la diversité biologique et ce, malgré les récents efforts consentis et les progrès enregistrés dans les négociations en cours sous l'égide des Nations Unies sur certains points encore litigieux. Ainsi, les représentants des petits Etats insulaires en développement ont regretté que le Programme d'action de la Barbade n'ait pas été sérieusement mis en oeuvre. Les Iles Marshall, dont le représentant a parlé en sa qualité de Président du Forum du Pacifique Sud, a insisté pour que la communauté internationale accélère les négociations sur un protocole juridiquement contraignant ou l'élaboration d'un autre instrument dont l'adoption se ferait à la Conférence des Parties à la Convention-cadre sur le changement climatique. Des délégations telles que Belize ont appuyé l'idée de créer un indice de vulnérabilité des Etats insulaires. De nombreux intervenants ont mis l'accent sur l'urgence d'une réduction des émissions des gaz à effets de serre. D'autres ont déploré que les pays développés s'efforcent de retarder l'exécution des décisions prises dans le cadre d'action 21. D'autres ont insisté sur la nécessité d'une solidarité en matière de protection de l'environnement, qui se traduirait en particulier par le transfert de technologies écologiquement viables et adaptées aux besoins des pays qui les reçoivent.

La Commission poursuivra l'examen de ces questions le mardi 22 octobre à 10 heures.

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Environnement et développement durable

Une note intitulée "Environnement et développement durable: application de la Convention sur la diversité biologique"(A/51/312) par laquelle le Secrétaire général transmet à l'Assemblée générale le rapport de la deuxième réunion des Parties à la Convention sur la diversité biologique, tenue à Jakarta, Indonésie, du 6 au 17 novembre 1995. A la date de la deuxième réunion des Parties, 134 pays avaient ratifié cette Convention qui traite de la conservation de la diversité biologique, de l'utilisation durable de ses éléments et du partage juste et équitable des avantages découlant de cette utilisation. Il a été décidé d'établir le Secrétariat de la Convention à Montréal et les participants à la deuxième réunion des Parties ont prié le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement d'engager avec le gouvernement canadien la négociation et la mise au point définitive de l'accord de siège. Le Secrétaire général transmet également, en annexe, le rapport sur les séances de niveau ministériel de la deuxième réunion de la Conférence des Parties.

La troisième réunion de la Conférence des Parties aura lieu à Buenos Aires, en Argentine, du 4 au 15 novembre 1996.

Dans le cadre du suivi de l'application des décisions de la Conférence mondiale sur le développement durable des petits Etats insulaires en développement, la Commission économique et financière a été saisie d'un rapport du Secrétaire général intitulé "Mesures prises aux échelons international, régional et national en vue d'appliquer le programme d'action pour le développement durable des petits Etats insulaires en développement" (A/51/354). A la différence des précédents rapports présentés à l'Assemblée sur les mesures prises pour appliquer le Programme d'action, le présent rapport contient des renseignements sur les activités entreprises à l'échelon régional, par des organes régionaux intergouvernementaux extérieurs au système des Nations Unies, et à l'échelon national, par les gouvernements d'un certain nombre de petits Etats insulaires en développement.

Dans ses conclusions et recommandations, le Secrétaire général indique que certains domaines prioritaires du Programme d'action ne bénéficient pas de l'attention voulue, en particulier les transports et les communications, le tourisme, l'énergie, la science et la technologie, les ressources de la diversité biologique, les changements climatiques et l'élévation du niveau des mers. Les informations qui figurent dans le rapport étayent les recommandations concernant les mesures à prendre pour mettre en oeuvre le Programme d'action. Ces mesures sont énoncées dans la décision 4/16 de la Commission du développement durable. Le Secrétaire général suggère à l'Assemblée générale d'approuver cette décision.

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Il propose aussi à l'Assemblée de prier le Comité de la planification du développement d'examiner, en collaboration avec la CNUCED et d'autres organisations compétentes, le rapport et les recommandations de la réunion du Groupe d'experts concernant l'établissement d'un indice de vulnérabilité économique pour les petits Etats insulaires en développement, y compris la vulnérabilité qui découle de la fragilité de l'environnement. Cette réunion doit être convoquée en 1996/97 par le Département de la coordination des politiques et du développement durable.

Dans son rapport concernant le Budget-programme de l'exercice-biennal 1996-1997 (A/51/484), établi dans le cadre de la question de la protection du climat mondial pour les générations présentes et futures, le Secrétaire général fournit des précisions sur les arrangements budgétaires et administratifs pris à la suite de l'adoption par l'Assemblée générale de sa résolution 50/115. L'Assemblée, par cette résolution, décide d'inscrire la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques au calendrier des conférences et réunions. L'Assemblée, par sa résolution 50/232, prie le Secrétaire général de lui présenter un rapport contenant des propositions sur les moyens de financer les dépenses en question sans dépasser les crédits ouverts au budget-programme de l'exercice 1996-1997.

Le rapport indique qu'en ce qui concerne l'exercice biennal 1998-1999, le Secrétaire général se propose de rendre compte à l'Assemblée générale de la question des services de conférence dans le cadre du projet de budget- programme pour cet exercice. Il indique que la Conférence des parties a accepté l'offre du Gouvernement japonais d'accueillir la troisième session à Kyoto en décembre 1997 et prie le Secrétaire exécutif de prendre les dispositions voulues avec le Gouvernement japonais pour lui permettre d'accueillir la Conférence à Kyoto et d'assurer les coûts correspondants. Il est prévu qu'un accord sera conclu à ce sujet entre le secrétariat de la Convention et le Gouvernement japonais.

Dans le cadre des arrangements transitoires concernant l'appui administratif au secrétariat de la Convention pour l'exercice biennal 1996/1997, il est prévu de prélever sur le budget du secrétariat de la Convention un montant correspondant à 13% au titre des dépenses d'appui au programme afin d'assurer des services d'appui administratif complets au secrétariat de la Convention, y compris du personnel administratif. En outre le Secrétaire général adjoint à l'administration et à la gestion, après avoir consulté le Secrétaire exécutif, a mis en place des arrangements administratifs détaillés pour le secrétariat de la Convention. Ces arrangements tiennent compte du fait que le Secrétaire exécutif relève du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies par l'intermédiaire du Secrétaire général adjoint à l'administration et à la gestion pour ce qui est des questions administratives et financières.

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Pour ce qui est des questions financières, ces arrangements tiennent compte du fait que le Secrétaire exécutif est pleinement habilité à engager des dépenses dans le cadre du budget approuvé par la Conférence des Parties, l'Organisation des Nations Unies s'assurant, avant paiement, que les biens ont été livrés ou les services fournis, conformément aux documents créant l'engagement des dépenses correspondant. En outre, en vertu des arrangements, le secrétariat de la Convention n'est pas soumis aux restrictions que le Secrétaire général peut imposer de temps à autre au recrutement de personnel et à l'usage de fonds à des fins opérationnelles. L'obligation de créer une réserve opérationnelle en vigueur à l'ONU ne s'appliquera pas au fonds d'affectation spéciale pour le budget des services administratifs de la Convention, étant entendu que la réserve de roulement de la Convention sera créée et maintenue au titre de ce fonds.

Selon les arrangements financiers, le Secrétaire exécutif approuve les achats de biens et de services à concurrence de 50 000 dollars; les opérations d'un montant supérieur sont approuvées par le Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève conformément à la règle de gestion financière pertinente de l'ONU.

Le rapport précise que, comme prévu dans la résolution 50/115 de l'Assemblée générale, le solde du fonds d'affectation spéciale pour le processus de négociation créé en vertu du paragraphe 20 de la résolution 45/212 et celui du fonds bénévole spécial pour la participation au processus de négociation créé en vertu du paragraphe 10 de la même résolution son transférés, respectivement, au fonds d'affectation spéciale pour le budget des services administratifs de la Convention prévu au paragraphe 13 de ses procédures financières et au fonds bénévole spécial prévu au paragraphe 15 desdites procédures. Ce transfert sera opéré à condition que 15% des soldes soient retenus jusqu'en 1997 pour couvrir les engagements non réglés, bien qu'il ait été convenu que le secrétariat de la Convention peut déjà commencer à opérer des prélèvements sur ces montants.

Le Rapport du Secrétaire général intitulé Décennie internationale pour la prévention des catastrophes naturelles (A/51/186) contient des informations sur l'application des dispositions prévues dans le Cadre international d'action pour la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles (1er janvier 1990-2000).

L'idée de la Décennie est venue de la communauté scientifique et la Décennie a été proclamée par l'Assemblée générale (résolution 44/236 du 22 décembre 1989) en tant que concept et mécanisme dans le cadre aussi bien de l'action humanitaire que des activités de développement.

La stratégie de Yokohama pour un monde plus sûr, adoptée par la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles à Yokohama (Japon) en mai 1994, a été approuvée par l'Assemblée générale en décembre de la même année.

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Le rapport du Secrétaire général décrit les progrès accomplis en matière de prévention des catastrophes, le processus d'élaboration des programmes - y compris la manifestation destinée à marquer la fin de la décennie et son processus préparatoire -, et le cadre d'action au sein du système des Nations Unies. Il présente également les liaisons thématiques et opérationnelles établies, notamment par le rapport sur la gestion des catastrophes naturelles et écologiques présenté à la quatrième session de la Commission du développement durable des petits Etats insulaires en développement. Le Secrétaire général indique également qu'un aperçu de l'ensemble des activités de la Décennie sera fourni dans le rapport biennal sur la décennie, qui sera soumis à l'Assemblée générale lors de sa cinquante-deuxième session.

Il rappelle que, dans sa résolution 49/22, l'Assemblée a décidé de convoquer avant l'an 2000 une réunion qui entreprendrait un examen général des réalisations de la Décennie et élaborerait une stratégie en vue de poursuivre les activités de prévention des catastrophes au XXIème siècle.

Cette décision a été complétée, à la cinquantième session, par l'adoption de la résolution 50/117 A par laquelle l'Assemblée souligne la nécessité d'organiser des réunions sectorielles et intersectorielles coordonnées à tous les niveaux afin de faciliter d'ici à l'an 2000 la pleine intégration de la prévention des catastrophes dans les actions de fond visant à promouvoir l'instauration d'un développement durable et à assurer la protection de l'environnement.

Le secrétariat de la Décennie a élaboré des propositions spécifiques pour la création d'un nouveau conseil de haut niveau en 1997. Ce Conseil serait composé de 5 à 10 personnalités de renommée internationale et représentant toutes les régions du monde, capables d'organiser des campagnes de financement de grande envergure et de susciter un engagement politique soutenu à l'échelle mondiale.

Le montant annuel des ressources nécessaires au secrétariat de la Décennie pour réaliser ses activités de base s'élève à 4,2 millions de dollars, est-il précisé dans le rapport.

Soulignant l'importance de la diversité et de la variété croissantes des initiatives en matière de prévention des catastrophes, le Secrétaire général a mis l'accent sur la mise en commun des expériences et de l'information entre pays industrialisés et pays en développement au niveau des spécialistes de toute une gamme de disciplines et des représentants du Cadre international d'action pour la Décennie au cours de la Conférence du Pacifique sur les catastrophes naturelles, tenue en 1996 à Vancouver (Canada).

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Le Comité scientifique et technique qui a tenu sa septième session à Moscou en mars 1996, a attiré l'attention des Nations Unies et de la communauté internationale sur l'importance du facteur développement dans la prévention des catastrophes et sur la nécessité de mobiliser des ressources adéquates dans le cadre de la coopération technique. Le Comité a décidé de consacrer sa prochaine session, qui aura lieu fin 1996 au siège de l'UNESCO à Paris, au processus d'achèvement de la Décennie et à l'importance des aspects économiques de la prévention des catastrophes et de la planification préalable.

La prévention des catastrophes naturelles est rapprochée de la démarche coordonnée retenue par les Nations Unies pour l'exécution des Plans d'action mondiaux dans le contexte de l'évaluation et de l'examen général d'Action 21.

Selon le Secrétaire général, l'objectif ultime de la Décennie est de sauver des vies et de protéger les ressources humaines et matérielles en réduisant la vulnérabilité des communautés à risque. Il fait à cette fin une série de recommandations pour assurer un cadre viable de coopération internationale pour prévenir les catastrophes naturelles en vue d'assurer le développement durable pendant le XXIème siècle.

Débat

Mme ANA TERESA DENGO (Costa Rica) s'est exprimée au nom du Groupe des 77 et la Chine pour dire son regret que les mesures prises à la suite de la Conférence de la Barbade sur le développement durable des petits pays insulaires en développement ne sont mises en oeuvre qu'au niveau national et régional. Elle a lancé un appel pour que la communauté internationale s'emploie à mieux appliquer les décisions de cette Conférence convoquée par les Nations Unies. Elle s'est félicitée des décisions de la deuxième Conférence des Parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques, en particulier pour ce qui est de l'annexe I concernant les engagements de l'effet de serre et les émissions de gaz de serre qui viennent principalement des pays développés. La Convention représente un équilibre délicatement élaboré et fondé sur la responsabilité partagée. Les pays développés, a-t-elle noté, donnent le mauvais exemple en éludant leurs responsabilités et en restant en-deça de leurs engagements au titre de la Convention en ce qui concerne les ressources financières et le transfert des techniques. Mme Dengo a jugé nécessaire de ce concentrer sur ce transfert, du point de vue de la mise au point de capacités endogènes. Ceci permettrait d'introduire des techniques nouvelles et surtout des techniques plus propres, a-t-elle expliqué.

Pour les pays en développement, les besoins les plus importants de la décennie sur la prévention des catastrophes est un domaine commun à tous les pays du monde. L'engagement de la communauté internationale dans ce cadre doit se traduire par un soutien concret et par des ressources additionnelles.

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La représentante du Groupe des 77 et la Chine a également affirmé que la prévention est l'affaire de tous. Elle a souhaité que l'évaluation de la décennie soit faite dans le contexte des efforts de la restructuration pour assurer la capacité de performance du Secrétariat de la Décennie pour la mener à bon port d'ici l'an 2000.

Le G77 et la Chine expriment leur reconnaissance aux donateurs de la Décennie. Les contributions ont été reçues de la part de plusieurs pays développés mais elle a indiqué que d'autres donateurs pourraient se joindre à ces derniers. La représentante s'est érigée contre la tendance à laisser le transfert des techniques à la guise du marché, ajoutant qu'il ne s'agit pas là d'une bonne approche. Rappelant que l'un des objectifs de la Convention est l'élimination de la pauvreté, Mme Dengo a indiqué que le G77 et la Chine réitèrent leur attachement au protocole sur la diversité biologique qui constitue un élément efficaces des effets écologiques sur la diversité biologique. Elle a déclaré que pour son Groupe, la priorité est le développement économique et social des pays en développement et la Convention sur la diversité biologique en est un élément essentiel.

M. CONOR MURPHY (Irlande), s'exprimant au nom de l'Union européenne de l'Irlande, de la Norvège et de la Slovénie, a indiqué que l'Union attache une importance particulière au développement et à la mise en oeuvre de stratégies, plans et programmes nationaux par toutes les Parties en accord avec l'article 6 de la Convention sur la diversité biologique. Un dialogue permanent sur les questions de la conservation et de l'utilisation durable de la diversité biologique marine, côtière et agricole est très important, a-t-il déclaré. Ces deux questions sont essentielles pour la sécurité alimentaire, question qui va être au centre des travaux du Sommet mondial sur l'alimentation du mois prochain. L'Union européenne considère également que le travail entrepris par le groupe intergouvernemental sur la diversité biologique des forêts est crucial dans le cadre de la discussion en cours. L'Union reconnaît également l'importance vitale des ressources génétiques pour les besoins présents et futurs et la nécessité de trouver des solutions en ce qui concerne l'accès à ces ressources.

A propos de la protection du climat, M. Murphy a fait valoir que le renforcement des efforts des Parties ne serait pas à lui seul suffisant pour répondre au défi posé par le changement climatique. L'Union européenne pense que des efforts mondiaux rendent nécessaires une réponse mondiale et l'entière participation de toutes les Parties qui doivent s'appuyer sur un partenariat accru entre les pays développés et les pays en développement, a-t-il indiqué. A côté d'engagements renforcés de la part des pays développés, il est important que les pays en développement jouent leur rôle dans la production et l'utilisation de technologies et de produits qui présentent un meilleur rapport consommation/rendement et à plus faible taux d'émission de carbone.

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Mme BISA WILLIAMS-MANIGAULT (Etats-Unis) a indiqué qu'outre les différents points à l'ordre du jour de la Commission économique et financière en matière d'environnement et de développement durable, les Etats-Unis vont également mentionner le suivi de la Conférence de Washington sur la protection de l'environnement marin. Elle a rappelé que la résolution adoptée par la Commission du développement durable et approuvée par le Conseil économique et social est soumise à l'Assemblée générale cette année. Les objectifs des Etats-Unis en matière de politique sur les océans internationaux est claire: les Etats-Unis ont fournis des ressources nouvelles et additionnelles au Fonds global pour l'environnement (FEM) comme ils ont également oeuvré pour que ce fonds s'attache à traiter des questions critiques qui se posent à l'environnement marin, a expliqué Mme Williams-Manigault.

La représentante a cité l'Initiative internationale sur les récifs de corail comme un exemple sur la façon dont on peut utiliser au mieux les ressources existantes. Elle a préconisé la mise en place d'un mécanisme d'échange d'informations entre les pays en développement et les pays développés, notamment dans les domaines liés aux métaux lourds, aux sédiments, aux déchets et à l'eau. Elle a suggéré que compte tenu de l'insuffisance des ressources, l'exemple des récifs de corail pourrait servir de modèle de coopération. Elle a ajouté qu'en matière de catastrophes naturelles, tous les pays sont vulnérables aux effets climatiques. Elle a appuyé la résolution 50/115 pour plus de collaboration entre le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et les institutions du Nations Unies. L'Assemblée générale devrait demander aux Etats parties à la Convention de payer leurs contributions, a-t-elle déclaré. Pour nous, il s'agit de veiller à ce que le budget ordinaire des Nations Unies ne soit pas surchargé par des dépenses supplémentaires. Mme Williams-Manigault a demandé au Secrétariat de la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles d'intégrer et d'utiliser l'événement de clôture de la décennie pour se centrer sur la politique de lutte contre les désastres et évaluer ce qui a été fait au cours de la décennie.

Mme ANNETTE DES ILES (Trinité-et-Tobago) a déclaré que la Conférence de la Barbade sur le développement durable des petits Etats insulaires en développement de 1994 constituait, selon le Premier Ministre de la Barbade, un des événements les plus significatifs dans l'histoire des petits Etats insulaires en développement. La Conférence avait abouti à la reconnaissance de la vulnérabilité de ces Etats et à l'engagement de la communauté internationale et du système des Nations Unies à soutenir ces Etats dans leur efforts en vue d'un développement durable.

Au moment où la Deuxième Commission entame la question de la mise en oeuvre des décisions de cette Conférence, nous devons nous demander si ses résultats se sont traduits par une assistance tangible aux petits Etats insulaires en développement. La réponse est largement négative et la raison en est complexe.

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Pour y répondre, il nous faut examiner la place que le Programme d'action de la Barbade tient dans la formulation des politiques et des programmes nationaux en faveur du développement durable et de la gestion des ressources dans les petites îles. Il nous faut examiner les actions prises aux niveaux régional et local, l'engagement des pays donateurs ainsi que le rôle du Département pour la coordination politique et le développement durable en tant qu'agents de promotion et de mise en oeuvre du Programme d'action. Elle a lancé un appel à tous les partenaires des petits Etats insulaires en développement pour que toutes ces questions soient réexaminées dans le cadre des activités de réexamen d'Action 21.

M. ALEKSANDR PANKIN (Fédération de Russie) s'est félicité des efforts du groupe d'experts sur le changement climatique. En revanche, il a estimé que le rapport issu de ce groupe ne donne pas des réponses satisfaisantes aux questions qui préoccupent son pays. Il a jugé que les propositions concernant la limitation des effets de serre sont encore trop divergentes. Il a souligné la préoccupation de son pays face à la position d'autres pays dans ce domaine. Il a demandé d'activer le processus de négociation sur le mandat de Berlin et de déterminer les objectifs quantitatifs sur les effets de serre. Il a manifesté l'intérêt de son pays à négocier. Il a appuyé l'idée d'adopter une convention internationale sur les mesures communes visant à utiliser des instruments pour éliminer les risques de catastrophes naturelles et à en limiter les effets, notamment au sein de la Communauté des Etats Indépendants. Il a manifesté le désir de la Fédération de Russie de collaborer dans ce domaine avec d'autres pays et régions. Il s'est déclaré satisfait du travail du groupe de contact à Genève et a souhaité la mise en place d'un groupe similaire à New York.

M. AMINUL ISLAM (Bangladesh) a attiré l'attention sur l'expérience de son pays en matière de gestion des catastrophes naturelles. Situé dans un delta, il est le théâtre d'inondations répétées durant la mousson et les zones côtières densément peuplées sont souvent frappées par des cyclones tropicaux, a-t-il fait remarquer. Bien que la sévérité des désastres naturels et de leurs conséquences ne cessent d'accroître, il est maintenant possible de réduire les dommages qu'ils entraînent sur les biens et les personnes. Cela a été rendu possible par les systèmes d'alerte précoce, une meilleure préparation et l'expérience acquise dans la gestion et l'atténuation des effets des désastres, une aide adaptée et une réhabilitation efficace. M. Islam a souligné que le Bangladesh a pu faire face, récemment, à un certain nombre de désastres majeurs sans avoir recours à l'aide extérieure.

Le représentant a fait observer que le système des Nations Unies peut aider les pays vulnérables aux désastres en développant des programmes d'atténuation des désastres et des systèmes d'alerte précoce. Il a indiqué que son pays est prêt à partager son expérience dans ce domaine.

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M. ESPEN RONNEBERG (Iles Marshall) a fait remarquer, au nom des Etats membres du Forum du Pacifique Sud (Australie, Iles Cook, Etats fédérés de Micronésie, Fidji, Kiribati, Nauru, Nouvelle-Zélande, Niue, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Iles Salomon, Samoa, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, et Iles Marshall) que le Forum a fait sien le Mandat de Jakarta adopté l'année dernière par la deuxième Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Il a souhaité qu'une plus grande priorité soit accordée à la diversité biologique marine. Le Forum du Pacifique Sud a sollicité du PNUE et du FEM que davantage de ressources financières soient allouées au Programme de Conservation de la diversité biologique du Pacifique Sud, de manière à permettre aux activités de ce programme d'établir des structures efficaces et durables.

En ce qui concerne la protection du climat, M. Ronneberg a noté que le changement climatique est un problème mondial qui exige une solution globale. Commentant le deuxième rapport d'évaluation du Comité intergouvernemental sur le changement climatique (CICC), M. Ronneberg a manifesté la préoccupation du Forum. Il a insisté, au nom du Forum, que la communauté internationale accélère les négociations autour d'un protocole juridiquement contraignant ou d'un autre instrument qui serait prêt à temps en vue de son adoption par la prochaine conférence des Parties. Selon M. Ronneberg, la communauté internationale se doit d'enregistrer un progrès significatif au plus vite pour ce qui est de la réduction des émissions de gaz à effets de serre. Il a réaffirmé la nécessité d'inclure le protocole de l'Alliance des petits Etats insulaires dans le contexte des discussions du Groupe spécial sur le Mandat de Berlin.

M. Ronneberg a évoqué le grave problème de l'augmentation du niveau des mers et s'est déclaré insatisfait de la Convention à cet égard. Il a jugé inacceptable l'actuel statu quo selon lequel une petite minorité de pays, avec des intérêts bien spécifiques, aient pu faire obstacle à tout le processus de la Convention en raison de leur argumentation. Lier la poursuite des discussions à l'allocation d'un siège pour les Etats insulaires en développement est inacceptable, a-t-il précisé. Il a appelé tous les pays en développement et d'autres pays à soutenir l'action des petits Etats insulaires.

MME LUCIE EDWARD (Canada) a fait remarquer que le premier Congrès mondial sur la conservation de la nature actuellement en cours à Montréal, témoigne de l'engagement de la communauté internationale dans le développement durable. Elle a exprimé le soutien de son pays à un développement cohérent et coordonné et à la mise en oeuvre des plans d'utilisation nationaux des terres et forêts. Elle a fait valoir que l'utilisation des connaissances traditionnelles dans la gestion durable de la forêt peut améliorer les pratiques de gestion. Elle a estimé que la prolongation du mandat du Groupe intergouvernemental sur les forêts ne suffit pas et qu'un instrument exécutoire qui s'appliquerait à toutes les forêts et à toutes les valeurs forestières serait le meilleur cadre institutionnel dont la communauté internationale pourrait se doter.

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Mme Edward a indiqué que le Canada s'efforce de faire progresser la question de la gestion durable des océans. Comme dans beaucoup de pays, un grand nombre de Canadiens dépendent des ressources de l'océan pour leurs revenus, leur subsistance, leurs loisirs et en tant qu'élément de leur culture, a-t-elle souligné. Malgré tous les forums et conventions sur la question, un forum qui intègrerait toutes les questions portant sur la gestion des océans fait défaut. La communauté internationale doit accorder plus d'attention à la gestion des zones côtières et au développement durable de ces régions ainsi qu'aux sources terrestres de la pollution marine.

La représentante a attiré l'attention sur le fait que le Canada aimerait que la session extraordinaire encourage l'élaboration de deux instruments internationaux concernant les produits chimiques. Elle a également exprimé les priorités de son pays en ce qui concerne la session extraordinaire. Au nombre de celles-ci, figure l'avancement de la cause de l'égalité des sexes en tant qu'élément du processus d'élaboration et de mise en oeuvre de mécanismes de gestion durable des ressources.

M. MUJAHID WAHBI (Arabie saoudite) a souligné qu'il est important de poursuivre le processus de développement économique et social qui permet aux pays en développement d'améliorer leur production. Mais, a-t-il indiqué, l'augmentation de la production implique aussi une amélioration du niveau de vie et une augmentation de la consommation, ce qui ne manque pas d'avoir des effets pervers sur l'environnement, notamment sur le climat, les sols et la vie marine. A cet égard, l'ONU a été à l'avant-garde de la protection de l'environnement tout en poursuivant l'avancée économique et commerciale dans différentes régions du monde. Ce processus a été poursuivi par l'organisation du cycle des conférences mondiales qui ont eu lieu au cours des dernières années. Tout ceci ne voudra rien dire si ce processus ne s'accompagne pas d'actions pratiques, a fait remarquer M. Wahbi. Le PNUE projette de procéder à une évaluation globale du programme d'Action 21 avant la fin de 1997. Etant donné que les problèmes transcendent les frontières nationales, il faudrait une évaluation complète afin de réduire les effets néfastes sur l'environnement et accorder une grande priorité à la technologie, en utilisant la technologie de remplacement pour réaliser les activités de développement. Ceci suppose plus d'aide aux pays en développement pour obtenir ces technologies. Il a suggéré que les Nations Unies lancent une campagne internationale sur la réduction efficace des effets pervers du comportement de l'être humain sur notre planète.

M. TUILOMA NERONI SLADE (Samoa) a fait observer que le Programme d'action de la Barbade est d'une importance cruciale pour les petits Etats insulaires en développement et qu'il reconnaît que ces Etats sont responsables au premier chef de sa mise en oeuvre. Avec l'aide de la communauté internationale, a-t-il déclaré, nous devons continuer à défendre l'éthique de l'autosuffisance.

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Pour les petits Etats insulaires, l'action et la coopération au niveau régional sont particulièrement adaptées. Notre région du Pacifique a une tradition bien établie de coopération régionale qui est pleinement engagée, en ce moment, au service du développement durable. Il a souhaité voir figurer une évaluation des instances régionales dans les rapports portant sur le Programme d'action.

Le représentant a fait observer qu'il restait peu de temps pour mener à bien les négociations sur le mandat de Berlin et que la Déclaration ministérielle effectuée lors de la deuxième session de la Conférence des Parties à Genève est extrêmement importante à cet égard, notamment lorsqu'elle met en avant la nécessité de ramener les niveaux de concentration atmosphériques bien en-dessous de deux fois les niveaux préindustriels.

M. CHARLES EDWARD PEYREFITTE (Belize) a indiqué qu'au titre de l'application du Programme d'action de la Barbade, Belize devrait aussi figurer sur la liste de l'annexe I du rapport du Secrétaire général A/51/354. Nombre des problèmes des Etats côtiers à faible altitude sont très similaires à ceux des petits pays insulaires.

Le rapport ne traite pas du transport des déchets nucléaires dont le danger a été mentionné dans le rapport. Il a appuyé l'idée de créer un indice de vulnérabilité des Etats insulaires.

M. JIMMY U.OVIA (Papouasie-Nouvelle Guinée) a déclaré que son pays continue d'accorder une place prioritaire aux besoins spécifiques des petits Etats insulaires en développement et au rôle important des Nations Unies dans le renforcement des liens entre le Programme d'action de la Barbade et les résultats des autres Conférences internationales de façon à assurer la mise en oeuvre complète des activités mandatées par le Programme d'action. Il a toutefois regretté que l'impulsion et l'esprit nés à Rio et ravivés à la Barbade aient quelque peu faibli. Il a attiré l'attention sur les dégâts causés dans le monde entier par les désastres naturels pendant la seule année en cours et a demandé à la communauté internationale qu'elle prenne des dispositions immédiates pour y répondre de façon complète en affectant pour ce faire les ressources scientifiques et techniques nécessaires.

M. Ovia a déploré que l'on n'ait pas accordé davantage d'attention à des domaines prioritaires du Programme d'action tels que les transports, les communications, l'énergie, le tourisme, la science et la technologie, les ressources en matière de diversité biologique, les changements climatiques et l'élévation du niveau des mers. Il a souhaité que le soutien international dans ces domaines soit plus important.

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M. ROBERT WATSON, Conseiller scientifique au Département de l'environnement de la Banque mondiale, a mis l'accent sur la compréhension des liens entre le développement économique et l'environnement. Il a indiqué que la Banque mondiale avait effectué sa propre révolution verte et que sa capacité à gérer les problèmes environnementaux et sociaux a considérablement augmenté. La démarche de la Banque est double : aider ses clients à réformer leur gestion de l'environnement, incorporer les préoccupations environnementales dans toutes les activités de la Banque.

Le portefeuille de la Banque mondiale dans le domaine de l'environnement se situe actuellement à 11,5 milliards de dollars répartis sur 153 projets dans 62 pays, a-t-il précisé. Sa performance est en moyenne légèrement supérieure à celle du portefeuille global de la Banque. La nature transsectorielles des programmes environnementaux et leur opposition constante à des intérêts déguisés posent des problèmes complexes de mise en oeuvre et une supervision attentive est nécessaire. M. Watson a mis en avant les procédures de mesures d'impact sur l'environnement utilisées par la Banque. Il s'agit, entre autres, de mesures préventives destinées à évaluer si les projets sont sûrs et durables au plan de l'environnement. Mieux encore, a-t-il indiqué, les mesures d'impact peuvent contribuer à la conception et à la mise en oeuvre de projets durables au plan de l'environnement. Il a attiré l'attention sur le fait que l'implication des actionnaires dans la conception et la mise en oeuvre des projets ainsi que la prise en compte des préoccupations sociales et culturelles sont des conditions vitales au succès de ces projets.

M. THAKUR PHANIT (Thaïlande) a indiqué que son pays est Partie à la Convention-cadre sur les changements climatiques depuis 1995 et qu'il exprime sa déception pour ce qui est de l'application de l'article 4.5 de la Convention qui traite du transfert ou de l'accès à des technologies écologiquement viables. Il a suggéré, dans ce contexte, que les pays qui appuient les activités mises en oeuvre conjointement au cours de la phase pilote participent également à la promotion du transfert des technologies. Il a ajouté que les pays développés, Parties à la Convention-cadre, n'ont pas encore fait montre de leur volonté de respecter leurs engagements, ni de sérieux dans l'adoption de mesures visant à ramener en l'an 2000 les émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. M. Phanit a recommandé l'établissement d'un centre d'échange d'informations et d'un groupe d'experts, conformément aux décisions de la deuxième Conférence sur les changements climatiques, ceci en vue de traiter des questions liées à l'accès et au transfert de technologies écologiquement viables.

Il a souligné que les organisations non gouvernementales et le secteur privé devraient être encouragés à jouer un rôle important dans la diffusion et la mise en oeuvre des objectifs de la Convention. Il a indiqué que la Thaïlande est prête à collaborer avec les pays développés en vue de la réduction de leurs émissions de gaz à effets de serre, et que les propositions faites dans ce sens par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l'Allemagne sont examinées par son Gouvernement.

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Le Gouvernement thaïlandais est en train de préparer une étude sur la question relative aux émissions de gaz à effets de serre et suggèrera des mesures pour les réduire et pour s'adapter au changement climatique. Dans le domaine du transport, le pays utilise l'essence sans plomb. A partir de janvier 1997, tous les véhicules de type poids lourds qui fonctionnent avec du diesel devront avoir des moteurs répondant aux normes d'émissions en conformité avec EURO I. En 1999, ces normes deviendront plus strictes encore lorsque EURO II sera effectivement appliqué.

Bien que la Thaïlande n'ait pas encore signé la Convention sur la diversité biologique, elle n'en demeure pas moins sensible à ces questions. Ainsi, plus de 79 parcs nationaux et plus de 35 sanctuaires d'animaux, 42 parcs forestiers et 44 zones interdites à la chasse vont être ouverts dans un avenir proche. Il existe une politique de promotion de la protection de l'environnement au niveau national et la Thaïlande a accueilli deux grandes Conférences internationales sur la conservation de la diversité biologique et sur la protection de l'environnement.

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