Le Secrétaire général adjoint Michaud appelle à l’action alors que les attaques contre les travailleurs humanitaires se multiplient dans un climat d’impunité mondiale
NEW YORK, 2 avril (Département de la sûreté et de la sécurité) -- Aujourd’hui, Gilles Michaud, Secrétaire général adjoint chargé de la sûreté et de la sécurité, a exhorté le Conseil de sécurité à prendre des mesures immédiates pour protéger le personnel des Nations Unies et les travailleurs humanitaires, avertissant qu’une dangereuse culture d’impunité s’installe dans les zones de conflit.
« Ceux qui ciblent le personnel humanitaire des Nations Unies le font parce qu’ils peuvent s’en tirer sans conséquences », a-t-il déclaré devant le Conseil. « Cela doit cesser. »
Depuis son dernier briefing au Conseil de sécurité en novembre dernier, aucun nouvel État Membre n’a adhéré à la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé. Pendant ce temps, les attaques se poursuivent. À Gaza, l’effondrement du cessez-le-feu s’est accompagné d’une violence intense, incluant des frappes directes sur des installations des Nations Unies clairement identifiées. Onze autres membres du personnel onusien ont été tués, portant le total à 288 depuis le début du conflit.
Le Secrétaire général adjoint a également souligné les risques persistants au Soudan, en Haïti, au Yémen et en République démocratique du Congo, où les travailleurs humanitaires sont régulièrement confrontés à des menaces, des agressions et du harcèlement — souvent dans le but de les réduire au silence et de perturber les efforts d’aide. Il a insisté sur le fait que le personnel local est celui qui paie le plus lourd tribut.
M. Michaud a averti que les réductions de financement obligent les agences à réduire leur assistance, ce qui aggrave les tensions sur le terrain et expose encore davantage le personnel à des dangers. Les conséquences, a-t-il souligné, sont déjà visibles.
Malgré ces défis croissants, il a réaffirmé que les Nations Unies continueront à soutenir leurs partenaires humanitaires partout où ils opèrent. Cependant, il a exhorté le Conseil et les États Membres à traduire leur engagement en mesures concrètes pour faire respecter le droit international et combattre l’impunité.
En conclusion, il a affirmé être « convaincu qu’il y a, et qu’il y aura toujours, de nombreuses personnes ayant la passion et le courage d’aider les plus vulnérables – même dans les endroits les plus dangereux. Mais aurons-nous, nous –le système de sécurité de l’ONU, la communauté internationale et ce Conseil– le même courage et la même détermination pour les protéger? », encourageant ainsi chaque membre du Conseil à montrer la voie.