8013e séance – matin
CS/12929

Burundi: le Gouvernement doit impérativement accepter un dialogue inclusif avec toute l’opposition, plaide l’Envoyé spécial du secrétaire général

Le Burundi souhaite des « relations apaisées » avec la communauté internationale, mais dans le plein respect de sa souveraineté

L’Envoyé spécial du Secrétaire général au Burundi, M. Michel Kafando, a jugé « impératif », ce matin devant le Conseil de sécurité, que le Gouvernement burundais accepte un dialogue inclusif avec l’opposition tant à l’intérieur qu’en exil, comme le lui demandent les pays de la sous-région et l’Union africaine, appuyés par l’ONU.  De son côté, le Président de la configuration Burundi de la Commission de consolidation de la paix, M. Jürg Lauber, a exhorté la communauté internationale à continuer de suivre de très près la situation dans le pays, à appuyer les efforts de médiation africains et discuter franchement avec le Gouvernement des conditions d’assistance tout en créant les conditions favorables à des élections libres et pacifiques en 2020.

Quant au représentant du Burundi, il a souhaité la reprise de « relations apaisées » avec la communauté internationale, mais il a rappelé que le Burundi et son peuple entendaient voir pleinement respectée leur souveraineté.

Le dialogue inclusif est le prix à payer pour instaurer la confiance entre les Burundais, garantir des institutions crédibles, stables et démocratiques et promouvoir la réconciliation nationale, a insisté M. Kafando, qui présentait le compte rendu de son premier déplacement au Burundi.  

Faisant le bilan de ses entretiens avec toutes les parties, M. Kafando a relevé « des appréciations divergentes sur la situation politique qui prévaut dans le pays ».  Si les autorités burundaises sont confiantes en leur capacité à conduire les affaires du pays dans la sérénité et dénoncent les ingérences étrangères, les représentants de l’opposition politique et certains membres de la société civile s’inquiètent de ce qu’ils qualifient de « dérives autoritaires du pouvoir » et demandent la suspension du processus de révision de la Constitution ainsi que l’arrêt de la répression.

Les quatre membres du Conseil de sécurité –Uruguay, Japon, Kazakhstan et Bolivie– qui ont ensuite pris la parole ont apporté leur soutien aux efforts de l’Union africaine et de la Communauté d’Afrique de l’Est.  Mais si l’Uruguay a discerné des évolutions positives ces dernières semaines, notamment avec la première visite sur place de M. Kafando, le représentant du Kazakhstan s’est inquiété des lenteurs dans le dialogue interburundais.

Plus encore, son homologue du Japon a déploré que la résolution 2303 (2016) adoptée par le Conseil il y a un an ne soit toujours pas mise en œuvre et, en particulier, que le Gouvernement burundais n’ait jamais donné son accord au déploiement de la composante de police des Nations Unies prévue dans ce texte.  « Une présence internationale neutre est pourtant dans l’intérêt du pays et du retour à la stabilité », a-t-il estimé, avant de plaider pour le rétablissement d’un lien de confiance entre le Burundi et la communauté internationale.

Réagissant à ces interventions, le représentant du Burundi, M. Albert Shingiro, a affirmé que le dialogue interburundais « n’est pas en panne, mais sur une trajectoire évolutive », avant de préciser qu’à la suite d’un rapport final sur ce dernier, qui a « concerné 26 000 Burundais », une feuille de route serait rédigée afin d’organiser des « élections apaisées » en 2020.  Mais il a aussi averti que les questions constitutionnelles relevaient « exclusivement de la souveraineté nationale ».

Affirmant en outre qu’« aucun pays n’est assez parfait dans le domaine des droits de l’homme pour faire la leçon aux autres », le représentant du Burundi a demandé que « les pressions politiques disproportionnées et sélectives au sujet des droits de l’homme cèdent la place au dialogue et à la coopération », insistant sur les efforts de son gouvernement pour reprendre des « relations apaisées » avec ses partenaires et l’ONU.  Mais, a-t-il averti, le Burundi attend de ces relations qu’elles « respectent les valeurs, principes et pratiques » des Nations Unies, ainsi que les « aspirations du peuple burundais à un avenir politique qui lui convient et taillé à sa mesure ». 

LA SITUATION AU BURUNDI

Exposés

MICHEL KAFANDO, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi, a expliqué qu’il s’était rendu pour la première fois au Burundi à ce titre le 27 juin et mis l’accent sur trois aspects: les rencontres qu’il a eues à Bujumbura, son analyse préliminaire de la situation et les possibles voies à suivre pour l’avenir.  

À la suite de ses entretiens avec les acteurs concernés, M. Kafando a dit avoir entendu des appréciations divergentes sur la situation politique qui prévaut dans le pays.  Ainsi, les autorités burundaises se montrent confiantes dans leur capacité à conduire les affaires du pays dans la sérénité, estiment que la situation générale est calme et dénoncent les ingérences étrangères en rappelant leur attachement au respect de leur souveraineté nationale.  De l’autre côté, les représentants de l’opposition politique et certains membres de la société civile s’inquiètent de ce qu’ils qualifient de « dérives autoritaires du pouvoir » et demandent une plus grande implication de la région et de la communauté internationale en faveur d’un dialogue inclusif et sans condition préalable avec la participation de tous les Burundais.  Ils souhaitent la suspension du processus en cours de révision de la Constitution, la fin des violations de leurs droits élémentaires et de ce qu’ils présentent comme une répression par les forces de l’ordre ou groupes proches du pouvoir. 

L’Envoyé spécial a également noté que la situation socioéconomique continuait de se dégrader, en raison de la conjoncture politique tendue, qui dissuade les investisseurs privés nationaux et internationaux.  Quant à la sécurité, elle s’est améliorée mais les dernières semaines ont toutefois été marquées par quelques attaques à la grenade, qui ont fait plusieurs morts et blessés.      

Face à ces constats, l’Envoyé spécial a estimé que la première exigence était de donner la priorité au dialogue inclusif, condition sine qua non à tout règlement de la crise.  Il a jugé impératif que le Gouvernement burundais accède à l’insistance des pays de la sous-région et de l’Union africaine, appuyés par l’ONU, d’aller au dialogue inclusif, c’est-à-dire impliquant l’opposition exilée et celle de l’intérieur.  « C’est à ce prix que nous parviendrons à instaurer la confiance entre les Burundais, à garantir des institutions crédibles, stables et démocratiques et à promouvoir la réconciliation nationale », a-t-il insisté, avant d’ajouter que l’accord d’Arusha devait demeurer la norme de référence.      

M. Kafando a dit la nécessité d’une action collective des dirigeants africains, et d’abord de ceux de la sous-région, pour persuader le régime burundais d’accepter ces mesures d’apaisement, notamment celles proposées par le Facilitateur de la Communauté d’Afrique de l’Est -l’ancien Président tanzanien Benjamin Mkapa- et celles plus générales contenues dans l’Accord d’Arusha.  Il a aussi appelé à une action commune visant à encourager le Gouvernement burundais à s’engager impérativement dans le dialogue inclusif interburundais.  Il a considéré à cet égard comme un geste encourageant la récente visite du Président Nkurunziza au Président Magufuli de la Tanzanie. 

Rappelant qu’il n’en était qu’au terme de sa première mission exploratoire, l’Envoyés spécial a dit croire profondément à l’engagement de la sous-région pour plaider en faveur de la paix au Burundi, avec le soutien de l’Union africaine et des Nations Unies.  « À terme, même s’il faut encore un tout petit peu de patience, nous arriverons à un compromis dynamique », a-t-il estimé.  C’est pourquoi, il a appelé au soutien sans faille à la sous-région, en particulier, aux efforts du Médiateur et du Facilitateur, ainsi qu’à ceux du Gouvernement de la Tanzanie.  

M. JÖRG LAUBER (Suisse), Président de la configuration Burundi de la Commission de consolidation de la paix (CCP), a expliqué les objectifs de sa cinquième visite au Burundi, du 10 au 13 juillet derniers: poursuivre le dialogue sur la situation socioéconomique et la coopération internationale avec le Gouvernement et ses partenaires au Burundi; rappeler la pertinence du processus de dialogue conduit par la Communauté d’Afrique de l’Est; et obtenir une impression de première main sur les développements dans le pays.  Il a indiqué qu’il avait été reçu par les principales institutions burundaises, dont le président Nkurunziza et le Ministre des relations extérieures, M. Alain Aimé Nyamitwe, et qu’il avait participé, le 12 juillet, à une retraite organisée par ce dernier et consacrée à la situation sociale et économique dans le pays.

« Bien que la situation sécuritaire ait semblé calme à Bujumbura durant mon séjour, des cas de violences ont été signalés, alors qu’il règne un climat de peur et de répression », a ensuite déclaré M. Lauber.  Pour lui, la situation économique se dégrade et les partenaires du Burundi sont confrontés à des obstacles tels que l’absence d’accès à des devises étrangères et le manque de données statistiques.  Le principal objectif de la retraite du 12 juillet, que M. Lauber a présentée comme un temps fort de sa visite au Burundi, était d’identifier les principaux défis socioéconomiques et de trouver les principaux moyens d’y faire face, a-t-il expliqué.   

Si l’analyse macroéconomique n’a pas été le principal objectif de ce séminaire, divers indicateurs de la situation économique ont été sources d’inquiétude.  Des chiffres de la Banque centrale du Burundi ont mis en évidence un taux d’inflation annuel de 21% entre mars 2016 et mars 2017, principalement dû à une augmentation de 34% du prix des denrées alimentaires.  Sur le front de la santé, M. Lauber s’est aussi inquiété de la persistance de l’épidémie de paludisme, de la forte mortalité maternelle et infantile, et de la prévalence du VIH/sida.  Notant que 46% des enfants ne sont pas scolarisés, il a insisté sur la nécessité de disposer de moyens suffisants pour former des enseignants, construire des infrastructures, des écoles et des cantines, acheter des livres et renforcer la perspective de la consolidation de la paix dans les programmes.  

M. Lauber a également précisé qu’une des recommandations macroéconomiques de ce séminaire avait été la nécessité pour le Gouvernement burundais de discuter avec ses partenaires d’une aide budgétaire pour permettre au pays d’équilibrer progressivement sa balance des paiements.

Citant sa rencontre le 13 juillet avec le Président burundais, M. Lauber a par ailleurs indiqué que M. Nkurunziza avait répété qu’il appréciait les efforts de la configuration Burundi de la CCP.  

S’appuyant sur l’ensemble des échanges qu’il a eus, M. Lauber a présenté cinq conclusions.  D’abord, la communauté internationale doit continuer à suivre de très près les événements au Burundi, en prenant en compte tous les aspects de la situation actuelle.  Deuxièmement, les efforts de médiation que le Président Museweni de l’Ouganda et le Facilitateur Benjamin Mkapa entreprennent au nom de la Communauté d’Afrique de l’Est méritent tout notre soutien politique et technique.  Ensuite, une discussion franche et ouverte entre le Gouvernement burundais et ses partenaires internationaux sur la coopération socioéconomique et un environnement propice à l’aide est nécessaire pour améliorer la situation économique qui est une clef de la paix.  Quatrièmement, il est important d’accorder davantage d’attention à la question de la réconciliation en assumant le passé.  Enfin, il faut créer un bon environnement pour l’organisation d’élections libres et pacifiques en 2020 en garantissant la pleine participation des femmes.

Déclarations

M. LUIS BERMÚDEZ (Uruguay) a rappelé que, depuis la dernière réunion du Conseil sur la situation au Burundi, en juin dernier, s’étaient produits de nouveaux événements positifs sur la voie du règlement de la crise burundaise.  Il a notamment mentionné la visite dans le pays de l’Envoyé spécial du Secrétaire général, Michel Kafando.  Le représentant a également salué les « efforts constants » des organisations régionales et sous-régionales, y compris l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est, qui ont toutes deux réaffirmé leur soutien envers une issue pacifique à la crise actuelle.  Le représentant s’est également félicité de la conduite du dialogue interburundais.  Il a appelé les pays de la région à continuer de soutenir le Burundi et a demandé aux parties burundaises de souscrire à la feuille de route proposée pour stabiliser le pays.

Le représentant s’est néanmoins dit préoccupé face à la détérioration de la situation en matière de droits de l’homme.  « Nous condamnons tous ces actes, quelles qu’en soient les auteurs », y compris les disparitions, les exécutions sommaires, les arrestations arbitraires, le harcèlement de la société civile et des journalistes, et les restrictions imposées à l’espace démocratique, a-t-il dit.  Dans ce contexte, le représentant a déploré la rupture de la coopération entre le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et a donc appelé à la reprise de celle-ci.

Pour M. KORO BESSHO (Japon), « il faut rétablir la confiance entre le Gouvernement burundais et la communauté internationale ».  Il a donc salué la visite récente de l’Envoyé spécial Michel Kafando dans le pays.  Mais, a-t-il déploré, « une année s’est écoulée depuis l’adoption de la résolution 2303 (2016) par le Conseil et cette dernière n’est toujours pas mise en œuvre, alors que la situation demeure fragile au Burundi ».  Malgré les effets d’annonce répétés du Gouvernement burundais, la coopération entre le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme n’a toujours pas repris, a également fait observer M. Bessho.  Le Gouvernement ne coopère pas non plus en faveur du déploiement de la composante de police des Nations Unies, qui n’a toujours pas été créée.  « Une présence internationale neutre est pourtant dans l’intérêt du pays et du retour à la stabilité », a estimé le représentant.

M. Bessho a enfin appelé les parties burundaises à faire des progrès en vue de l’établissement du dialogue national.  Il a également appelé la Communauté d’Afrique de l’Est à s’impliquer encore davantage dans le processus de paix au Burundi.

M. KAIRAT UMAROV (Kazakhstan) s’est dit préoccupé par la lenteur des progrès dans la mise en place d’un dialogue national.  Il a par conséquent appelé le Burundi à signer avec l’Union africaine le mémorandum d’accord sur le déploiement d’observateurs des droits de l’homme et d’experts militaires dans le pays, afin que ce déploiement puisse avoir lieu le plus vite possible.

« Toutes les parties doivent désormais appliquer l’Accord d’Arusha », a poursuivi le représentant.  Tout en se disant préoccupé par la situation des droits de l’homme dans le pays, il a appelé à faire en sorte que l’engagement international dans la crise burundaise préserve la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.

M. SACHA SERGIO LLORENTTY SOLÍZ (Bolivie) a encouragé toutes les parties à soutenir les efforts de médiation visant à relancer la mise en œuvre de l’Accord d’Arusha, y compris ceux entrepris par l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est.  

Le représentant a par ailleurs salué la tenue de la réunion du 12 juillet dernier, au cours de laquelle le Gouvernement du Burundi s’est entretenu avec ses partenaires internationaux afin de faire un bilan des défis auxquels le pays doit faire face, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et de la santé.  Il a également salué les efforts du Gouvernement visant à permettre le retour des réfugiés dans le pays. 

Le représentant a enfin appelé à faire en sorte que les efforts de coordination internationale au Burundi se fassent dans le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

M. ALBERT SHINGIRO (Burundi) a remercié tous les acteurs qui ont permis à son pays de faire face à la tentative de coup d’État du 13 mai 2015 avant de mettre l’accent sur la situation politique, la sécurité, les droits de l’homme, les réfugiés, la réconciliation et les efforts de son gouvernement pour reconquérir la confiance partiellement perdue avec ses partenaires au développement.  Il a assuré que le dialogue interburundais se poursuivait et que certains progrès ont été atteints contrairement aux allégations citant un dialogue en panne.  « Le dialogue n’est pas en panne, mais sur une trajectoire évolutive », a-t-il ainsi affirmé.  Il a cité à cet égard la rédaction d’un rapport final, fruit d’un dialogue qui a concerné 26 000 Burundais et va se traduire par la rédaction d’une feuille de route en vue « d’élections apaisées » en 2020.  Il a aussi salué le travail de l’Ombudsman du Burundi en la matière  

Au chapitre du renforcement de la démocratie, M. Shingiro a jugé inacceptable toute tentative de prendre le pouvoir sans passer par les élections.  Pour lui, les coups d’État du passé, qui « restent un cauchemar pour les Burundais » relèvent d’une page de l’histoire du pays qui a « été fermée après les élections démocratiques de 2005 ».  Le Président a demandé aux formations politiques de sensibiliser leurs militants afin qu’ils restent unis autour du respect des principes démocratiques, a affirmé le représentant.  À cette fin, il a appelé la société civile et les représentants religieux à s’abstenir de faire de la politique ou d’inciter aux tueries, comme cela est arrivé en 2015.

Quant aux questions constitutionnelles, elles relèvent « exclusivement de la souveraineté nationale », a averti le représentant.  « Aucun pays n’est assez parfait dans le domaine des droits de l’homme pour faire la leçon aux autres », a-t-il ajouté, en précisant que seule la coopération internationale sera de nature à améliorer la situation.  Il a donc demandé que « les pressions politiques disproportionnées et sélectives au sujet des droits de l’homme cèdent la place au dialogue et à la coopération ».

Soulignant les efforts de son pays en matière de démocratie et de droits de l’homme, M. Shingiro a indiqué que 6 136 prisonniers avaient été libérés en 2016 et 2 247 en 2017, ajoutant que le Gouvernement n’avait fermé aucun média privé, contrairement à ce que décrivent certains acteurs.  Il a expliqué que plus d’une vingtaine de radios privées nationales et internationales émettaient au Burundi et qu’aucun journaliste n’y était emprisonné.

Le représentant a appelé les réfugiés burundais à rentrer chez eux.  Affirmant que 150 000 d’entre eux étaient déjà revenus, il a dénoncé ceux qui retiennent les autres pour des raisons politiques ou économiques.  En outre, il a précisé que l’Assemblée nationale avait adopté la semaine dernière un projet de loi portant création du Conseil national pour l’unité de la nation, composé de sept personnes intègres.

Enfin, M. Shingiro a insisté sur les efforts de son gouvernement pour reprendre des « relations apaisées » avec ses partenaires et l’ONU.  C’est d’ailleurs dans ce cadre que le Burundi a accepté la visite « dans un délai trop court » de l’Envoyé spécial du Secrétaire général fin juin.  En contrepartie, le Burundi attend que ces relations « respectent les valeurs, principes et pratiques » des Nations Unies, ainsi que les « aspirations du peuple burundais à un avenir politique qui lui convient et taillé à sa mesure ».  Dans le même esprit, le représentant a assuré que le processus de négociations en vue d’un nouvel accord de siège permettant la reprise de la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme « suit son cours normal ».  De même, les observateurs militaires et des droits de l’homme de l’Union africaine qui sont déjà déployés « travaillent librement et sans entrave et bénéficient de l’entière coopération du Gouvernement, a conclu M. Shingiro.

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