Conférence de presse

Conférence de presse du Président du Conseil de sécurité pour le mois de septembre et Représentant permanent de l’Australie, M. Gary Quinlan

04/9/2013
Communiqué de presse Conférence de presse
 
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York
 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE

ET REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AUSTRALIE, M. GARY QUINLAN

 

Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de septembre et Représentant permanent de l’Australie auprès des Nations Unies, M. Gary Quinlan, a, cet après-midi, présenté à la presse le programme de travail mensuel de cet organe, qui sera notamment marqué par la tenue, le 26 septembre, en marge du débat général de l’Assemblée générale, d’un débat de haut niveau sur les armes de petit calibre.

 

Le rôle des armes légères dans les conflits est une question qui a été longuement débattue au sein du Conseil de sécurité, mais qui n’a jamais fait l’objet d’une résolution, a déclaré M. Quinlan, au cours d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU, à New York. 

 

Le Président du Conseil de sécurité a ainsi exprimé son espoir que, lors de cette séance, à laquelle devraient participer plusieurs chefs de gouvernement et ministres des affaires étrangères, soit adopté un projet de résolution visant, notamment, à améliorer la cohérence au sein du système des Nations Unies sur le traitement de la question des armes légères.  Les discussions sur ce texte devraient commencer cette semaine, a-t-il dit.

 

Au nombre des autres sujets à l’ordre du jour du Conseil de sécurité, concentrés pour la plupart sur les trois premières semaines du mois en raison du débat général de l’Assemblée générale, figurent les examens des progrès dans plusieurs missions essentielles de maintien de la paix des Nations Unies, comme celles déployées en Guinée-Bissau, en Somalie, en Sierra Leone, au Libéria, en Libye, au Soudan et au Soudan du Sud ou dans le plateau du Golan.

 

Le Conseil procédera également, le 19 septembre, à son examen trimestriel de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).  Avant cela, le 17, il aura entendu l’exposé mensuel sur le Moyen-Orient, présenté par le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Robert Serry.

 

M. Quinlan a ajouté que, demain après-midi, il présenterait à ses collègues du Conseil un exposé sur les activités du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1737 (2006) imposant des sanctions contre la République islamique d’Iran et un embargo sur tous les matériels, échanges financiers et autres transactions et entreprises notamment liés au programme nucléaire de pays, un Comité qu’il préside.

 

D’autres sujets ont été inscrits sous forme de notes de bas de page à l’agenda mensuel du Conseil de sécurité, ce qui veut dire qu’ils sont susceptibles à tout moment de donner lieu à des réunions du Conseil, a indiqué M. Quinlan.  C’est le cas, a-t-il précisé, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo (RDC), du Mali et de la Syrie.

 

Sur ce dernier point, le Président du Conseil de sécurité a fait état de l’exposé présenté ce matin aux membres du Conseil par le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, sur sa récente visite dans la région du Moyen-Orient et dans quelques pays voisins.  L’objectif principal de ce voyage, a souligné M. Quinlan, était de recueillir le soutien à une solution politique à la crise en Syrie.  Une partie importante de la réunion a ainsi porté, a-t-il dit, sur la Conférence de paix sur la Syrie dite « Genève 2 ».

 

Nombre des journalistes présents ont interrogé le représentant australien sur cette question, celui-ci rappelant en particulier les exposés présentés par le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, vendredi dernier aux 5 membres permanents et hier aux 10 membres non permanents du Conseil de sécurité.

 

« La réalité est que tout le monde est assez figé sur ce qu’il convient de faire », a déclaré M. Quinlan, ajoutant que tous les membres avaient reconnu que l’utilisation présumée d’armes chimiques était atroce et inacceptable.  Toutefois, les discussions n’ont, jusqu’ici, « mené nulle part », a-t-il dit, notant que les positions des États n’avaient pas connu de changement.

 

M. Quinlan a plaidé en faveur d’une revitalisation des efforts diplomatiques, affirmant, à cet égard, que les regards se tournaient désormais vers le Sommet du G-20, qui a lieu les 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg, en Fédération de Russie.

 

De même, il a mis l’accent sur l’engagement des Nations Unies à assurer l’intégrité scientifique du processus d’enquête sur les allégations ayant trait à une utilisation d’armes chimiques en Syrie.  Le rapport de la mission d’enquête de l’ONU dirigée par M. Åke Sellström sera soumis au Conseil dès qu’il sera achevé, a assuré le Président du Conseil de sécurité.

 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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