SG/SM/22123

Myanmar: trois ans après le coup d’État, le Secrétaire général appelle à ouvrir la voie à une transition démocratique

La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Trois ans après que l’armée a renversé le Gouvernement démocratiquement élu et arrêté arbitrairement ses dirigeants le 1er février 2021, la crise au Myanmar continue de s’aggraver, avec des conséquences dévastatrices pour les civils.  En ce sombre anniversaire, le Secrétaire général souligne l’urgence d’ouvrir la voie à une transition démocratique avec un retour à un régime civil.

Le Secrétaire général condamne toutes les formes de violence, appelle à la protection des civils et à la cessation des hostilités.  Une solution inclusive à cette crise nécessite des conditions permettant au peuple du Myanmar d’exercer librement et pacifiquement ses droits humains.  La campagne militaire de violence contre les civils et de répression politique doit cesser et les responsables doivent rendre des comptes.

Le Secrétaire général réitère également sa préoccupation concernant l’intention déclarée de l’armée de tenir des élections dans un contexte d’intensification des conflits et des violations des droits humains à travers le pays.

Au Myanmar, quelque 18,6 millions de personnes –soit un tiers de la population– ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence cette année, comparé à un million avant la prise de pouvoir par l’armée il y a trois ans.  Un accès humanitaire sans entrave est également nécessaire pour les Nations Unies et leurs partenaires.

Le Secrétaire général appelle à une attention internationale et régionale soutenue et à une action collective cohérente pour soutenir le peuple du Myanmar et reste déterminé à travailler avec toutes les parties prenantes, y compris l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et d’autres acteurs régionaux, pour contribuer à garantir une paix durable et inclusive au Myanmar.

Le Secrétaire général est solidaire du peuple du Myanmar et de son désir d’une société inclusive, pacifique et juste et souligne la nécessité d’assurer la protection de toutes les communautés, y compris les Rohingya, qui sont de plus en plus nombreux à prendre le risque d’effectuer un voyages dangereux en quête de sécurité, de droits fondamentaux et de dignité.

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