Conseil économique et social - Session de 2016,
23e séance - matin
ECOSOC/6757

L’ECOSOC achève sa session consacrée à l’intégration de tous les aspects du Programme de développement durable à l’horizon 2030

Les organes spécialisés du système de l’ONU sont invités à jeter des ponts entre eux pour travailler ensemble à cet objectif

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a achevé, aujourd’hui, son segment d’intégration de trois jours qui visait à faire avancer le processus de mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 en examinant les politiques innovantes et les politiques d’intégration.

Le débat consacré à l’intégration est l’occasion de rassembler toutes les compétences analytiques et de partager les expériences et les difficultés, dans l’effort d’intégration des trois piliers du développement durable, a relevé le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Wu Hongbo.

Il a jugé ce processus crucial pour aborder les questions politiques clefs, prévenant que de nombreuses questions complexes allaient se poser sur la voie de la mise en œuvre.  Pour concrétiser le Programme 2030, il faudra des approches en aval et d’autres en amont.  Il faudra aussi allier les compétences du secteur privé avec celles du secteur public en vue de trouver des solutions novatrices et pratiques.

Passant en revue les activités entreprises par le Département des affaires économiques et sociales (DAES) pour soutenir la mise en œuvre des objectifs de développement durable de manière intégrée, M. Wu a mentionné sa capacité d’analyse et sa coopération technique, ainsi que les services consultatifs qu’il fournit aux États Membres.  Le Département promeut également la participation de tous les secteurs (universitaire, scientifique, société civile et secteur privé).

Par le biais de son Comité exécutif pour les affaires économiques et sociales, le DAES donne des directives aux programmes de l’ONU dans ces domaines.  Pour contribuer à une mise en œuvre sur le terrain, a-t-il ajouté, nous fournissons des analyses et des recommandations aux États Membres pour les informer des activités opérationnelles au niveau des pays.  Enfin, le DAES apporte son soutien aux discussions intergouvernementales menées dans le cadre de l’ECOSOC.

Nous avons pris un bon départ, a estimé le Vice-Président de l’ECOSOC, M. Sven Jürgenson, de l’Estonie, en résumant les messages clefs de cette session.  Chaque pays connaissant des défis propres dans la mise en œuvre, il est important de respecter les priorités nationales.  Il est apparu par ailleurs que les innovations doivent être partagées en utilisant de nouvelles approches et pas seulement les technologies.  Il faut, en outre, que les pays investissent à long terme, en s’appuyant sur les succès passés et en apprenant des échecs.  Il faut aussi doter les institutions du secteur public des compétences nécessaires pour forger les bonnes politiques.  Enfin, il faut faire un bon usage des technologies novatrices. 

La table ronde tenue ce matin a envisagé les questions de l’intégration et de l’innovation en matière de politiques sous l’angle de la contribution que peut apporter le système multilatéral, à commencer par l’ONU.  « L’approche systémique et holistique à l’échelle du système » est l’une des trois façons de réaliser l’intégration, a expliqué le Directeur exécutif de Stakeholder Forum for a Sustainable Future en citant les deux autres: l’équilibre entre les trois dimensions du développement durable, et le lien à faire entre les objectifs et les cibles.

Des responsables du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et d’ONU-Femmes étaient venus dans ce cadre exprimer leur engagement à renforcer leur coopération « à l’échelle du système ».  Celle-ci est déjà en place, a-t-on remarqué, en citant par exemple l’initiative « Unis dans l’action », mise en œuvre dans 53 pays à la demande des gouvernements, qui permet de traiter le problème du morcèlement des activités de l’ONU.

Si certains ont appelé à « faire voler en éclats » les obstacles et les silos qui entravent la collaboration, le représentant du PNUE a conseillé de ne pas chercher à détruire les silos car ils sont dus à une spécialisation nécessaire des différents organes.  Il a tout simplement recommandé de mettre en place des passerelles entre ces silos, pour permettre les discussions et le travail en commun.  Cette coordination doit commencer au Siège et se poursuivre sur le terrain, a-t-il précisé.

Au niveau régional, le représentant de la Commission économique pour l’Europe (CEE) a mentionné les comités mis en place sur les questions d’énergie, de transport, ou encore de logement.  De son côté, le Secrétaire général adjoint et Conseiller spécial pour l’Afrique a invité à réfléchir aux moyens de promouvoir l’intégration du Programme 2030 au Programme 2063 de l’Union africaine pour la prospérité, l’unité et la paix. 

Si l’exercice d’intégration est ainsi pratiqué par le système multilatéral, il doit l’être également par les États Membres, ont rappelé les intervenants tout en constatant que les pays ont déjà mis en place des mécanismes pour que les ministères travaillent ensemble à la mise en œuvre du Programme 2030.

Le travail d’intégration ne sera complet que si on tient compte, à tous les niveaux, des liens qui relient les objectifs de développement durable entre eux.  La Sous-Secrétaire générale Lakshmi Puri, représentante d’ONU-Femmes, a attiré en particulier l’attention sur les liens évidents qui existent entre l’objectif numéro 5 sur l’égalité entre les sexes et l’objectif numéro 10 sur la réduction des inégalités.

Le Vice-Président de l’ECOSOC a annoncé qu’il publierait le résumé des trois jours de débats qui seront, en outre, présentés en juillet prochain lors de la radiodiffusion du programme « Mon monde parfait » de la BBC.

DÉBAT CONSACRÉ AUX QUESTIONS D’INTÉGRATION

Table ronde sur le thème « Innovation et intégration en matière de politiques – perspectives du système multilatéral »

Déclarations liminaires

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a tenu ce matin sa dernière table ronde sur le thème « Innovation et intégration en matière de politiques – perspectives du système multilatéral », dans le cadre de son segment sur les questions d’intégration. 

M. SVEN JÜRGENSON, Vice-Président du Conseil économique et social (ECOSOC), qui présidait la table ronde, a souligné l’importance de l’universalité des objectifs de développement durable.  Mais, a-t-il indiqué, le terme « universalité » est utilisé sans que l’on sache exactement sa signification notamment pour les pays en développement.  Comment trouver l’équilibre entre les trois dimensions du développement et les questions d’intégration?  Quels sont les liens entre les objectifs et les cibles et comment les intégrer les uns aux autres?

M. FAROOQ ULLAH, Directeur exécutif du « Forum des parties prenantes », qui animait la table ronde, a affirmé que le Forum avait trouvé 23 liens entre les objectifs de développement durable et les 169 cibles en prenant l’exemple de la cible qui vise à réduire le nombre de décès dus aux produits chimiques qui est étroitement liée à la cible sur la réduction des produits chimiques dans l’eau.  Comment fonctionne l’intégration et quel partenariat pour la faire marcher? a-t-il demandé, avant de lancer les discussions.

Le Secrétaire général adjoint et Directeur exécutif de la Commission économique pour l’Europe (CEE), M. CHRISTIAN FRIIS BACH, s’est félicité d’avoir participé à la « grande aventure » de la préparation des objectifs de développement durable, dès la Conférence Rio+20 où il représentait le Danemark.  Puis, en tant que représentant de la CEE, il a noté combien les idées étaient brassées dans le cadre de ce processus multilatéral.  Alors qu’on ne voyait, par le passé, que des contraintes et des obstacles, on a changé de cap avec les perspectives qu’offrent les énergies renouvelables, en termes d’emploi verts notamment.  Il nous faut faire voler en éclats les obstacles qui nous empêchent de collaborer, a-t-il lancé en souhaitant la disparition des silos qui empêchent de travailler ensemble.

Comment pouvons-nous trouver des nouveaux mécanismes de financement et de nouveaux modes de gestion?  Comment faire pour que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne soit vu que comme « un seul mandat »?  « Nous constatons, a noté M. Bach, des efforts sincères pour éliminer les obstacles, les pays mettant en place des mécanismes pour que les ministères travaillent ensemble à la mise en œuvre du Programme 2030. »  Au niveau régional, il a mentionné les comités mis en place sur les questions d’énergie, de transport, ou encore de logement, qui permettent de surmonter les obstacles traditionnels.  La Confédération européenne de l’agriculture (CEA), par exemple, a publié un rapport sur l’industrialisation verte de l’Afrique.  La CEE se penche quant à elle sur différents domaines comme les transports, la santé et l’environnement.

Pour ce qui le concerne, M. MAGED ABDELAZIZ, Secrétaire général adjoint et Conseiller spécial pour l’Afrique, a dit que du point de vue africain, on ne peut pas soustraire les questions de l’intégration des objectifs de développement durable aux réalités du continent.  La question qui se pose est comment promouvoir l’intégration du Programme de développement durable à l’horizon 2030 au Programme 2063 de l’Union africaine pour la prospérité, l’unité et la paix.  Le Conseil spécial a rappelé que comme l’Afrique reste le continent le plus pauvre au monde, elle a besoin notamment d’une croissance forte et soutenue, d’une gestion efficace des ressources naturelles, d’une agriculture, des investissements dans les infrastructures, de la lutte contre les impacts des changements climatiques, de renforcement des capacités et de la résilience, et de la bonne gouvernance. 

Le système multilatéral doit soutenir la mise en œuvre du Programme 2063 de l’Union africaine en s’appuyant sur les recommandations des discussions en Afrique qui ont eu lieu en 2014 et en 2015.  Ces recommandations sont notamment la mise au pont d’un cadre et d’un mécanisme de mise en œuvre du Programme 2063 et du Programme 2030, le renforcement des capacités statistiques nationales, le soutien à la transformation socioéconomique de l’Afrique, la lutte contre les flux financiers illicites et les trafics de ressources nationales et le respect des engagements pris dans le cadre de l’aide publique au développement. 

En outre, de nouveaux mécanismes de financement sont nécessaires pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable.  Il a rappelé le Plan d’action d’Addis-Abeba.  De son côté, l’Union africaine entend redoubler d’efforts pour soutenir notamment les commissions régionales.  Le Conseiller spécial a également suggéré de maintenir le dividende démographique en Afrique pour assurer et pérenniser le développement du continent.  Cela exige des investissements notamment dans l’éducation, l’emploi et les technologies de l’information et des communications.  Il a terminé en soulignant l’importance de la participation des jeunes et des femmes dans la mise en œuvre des deux programmes.

Pour M. MICHAEL O’NEILL, Administrateur adjoint et Directeur du Bureau des relations extérieures et de la promotion au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’examen triennal que mèneront les États Membres cet automne sera le processus idoine pour concrétiser l’intégration au niveau du système multilatéral, de même que les dialogues organisés par l’ECOSOC.  Il y a eu des progrès sur cette voie, a-t-il noté en citant l’initiative « Unis dans l’action », mise en œuvre dans 53 pays à la demande des gouvernements, qui permet de traiter le problème du morcèlement des activités de l’ONU.  Notant également les progrès accomplis en termes de transparence, il a signalé que le PNUD était depuis deux ans l’agence d’aide la plus transparente.

Ces constatations n’ont pas empêché M. O’Neill de lancer un appel en faveur d’un engagement toujours plus constant, en commençant par celui des États Membres.  Les nouveaux défis que représentent les objectifs de développement durable sont une bonne occasion, à son avis, pour établir une corrélation stratégique entre les activités menées, dans le but final de parvenir à une véritable transformation.  Veiller à la complémentarité des actions est un autre mot d’ordre qu’il a donné au système de l’ONU en souhaitant une coopération où chacun soit gagnant.  Enfin, M. O’Neill a appelé à travailler de manière étroite avec le secteur privé.

Mme LAKSHMI PURI, Sous-Secrétaire générale chargée de l’appui intergouvernemental et des partenariats stratégiques à ONU-Femmes, a insisté sur l’importance de l’intégration de l’égalité entre les sexes pour réaliser les objectifs de développement durable.  Il faut pour cela un engagement général des États Membres pour notamment combler les écarts entre les sexes au plan institutionnel, et pour suivre la feuille de route que constituent les objectifs de développement durable numéro 5 sur l’égalité entre les sexes et numéro 10 sur la réduction des inégalités.  Mais est-ce que tous les États Membres suivent cette feuille de route? a interrogé Mme Puri pour qui un travail de plaidoyer est nécessaire à cet effet pour mobiliser les États et tous les organes de l’ONU. 

Mme Puri a ensuite mis l’accent sur l’innovation pour remettre en cause les inégalités dont sont victimes les femmes et mettre en œuvre la feuille de route.  Tout doit être mis en œuvre car les objectifs de développement durable sont indivisibles, a-t-elle aussi dit.  Elle a également soutenu l’importance des investissements, y compris à l’intérieur du système des Nations Unies, pour réaliser les objectifs de développement durable et en particulier les objectifs de développement durable qui sont relatifs aux femmes.

Expliquant les avantages qu’apportent les organes spécialisés de l’ONU, M. ELLIOT HARRIS, Sous-Secrétaire général et Chef du Bureau de New York du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a estimé qu’ils ne pouvaient pas être des généralistes.  « Si nous perdons nos spécialisations, nous perdons notre capacité à aider les États Membres », a-t-il dit, en conseillant non pas de détruire les silos mais de faire en sorte qu’ils n’empêchent pas les discussions et le travail en commun.  Notant que les équipes de l’ONU sur le terrain mettent en œuvre des politiques adoptées au Siège, il a prévenu que si elles ont été élaborées en silos, les équipent ne pourront que les mettre en œuvre telles qu’elles.  Il a donc conseillé aux équipes du Siège de faire l’effort de se coordonner. 

Prenant l’exemple du déboisement, il a souligné ses nombreuses conséquences sur l’érosion des sols, la production agricole, les migrations, l’urbanisme.  Chaque équipe chargée de ces questions peut contribuer à régler le problème, en travaillant de manière coordonnée.  Cela nécessite en outre la coopération des gouvernements, a-t-il ajouté en lançant un appel aux États Membres pour qu’ils prennent pleinement conscience de cette exigence. 

Débat interactif

Le représentant du Chili a dit qu’au sein des Nations Unies existait une résistance face aux questions d’intégration.  « À l’ONU, tout le monde veut être coordonnateur, mais personne ne veut être coordonné », a-t-il déclaré en rappelant le chaos qui avait régné en Haïti entre les organes des Nations Unies après le tremblement de terre qui avait secoué ce pays en 2010.  Il a aussi pris l’exemple de la proposition faite la semaine dernière sur le changement du logo de l’ECOSOC.  Des formations devraient-elles être organisées pour initier les agents de l’ONU et de ses organes à ne pas travailler en silo?

Le Directeur exécutif de la Commission économique pour l’Europe (CEE) a répondu que les objectifs de développement durable offraient une base pour faire voler en éclat les silos.  Les États Membres devraient donner une orientation stratégique, un mandat unique et la liberté de les mettre en œuvre, a-t-il suggéré.  M. BACH a conseillé d’établir des passerelles entre les différentes spécialisations et de tenir compte du contexte de chaque pays.  Il faut être souple pour répondre aux besoins des États Membres qui se trouvent à différentes étapes de leur développement.

La Directrice exécutive adjointe du Bureau de l’appui aux mécanismes intergouvernementaux et des partenariats stratégiques a insisté sur l’importance de la coordination et de l’intégration entre les différents organes des Nations Unies et ses organes.  

Le Directeur du Bureau des relations extérieures et de la promotion au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a estimé que travailler en silo n’est pas le propre des Nations Unies mais avant tout celui de la nature humaine et de la bureaucratie.  Les Nations Unies sont composées d’hommes et de femmes et l’ONU est aussi une bureaucratie comme une autre.  Mais il a fait remarquer qu’il existait toujours des marges de manœuvre pour améliorer les choses.  Il a préconisé le dialogue, l’amélioration de la gestion et la cohérence.  Il faut aussi garder à l’esprit le besoin de réforme pour toute entité publique et saisir toutes les occasions pour dire aux États Membres la nécessité de la réforme. 

Pour le Chef du Bureau de New York du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la question qui se pose est de savoir comment faire pour que les spécialisations ne constituent pas des obstacles.  Il a répondu que la mise en œuvre des mandats des organes spécialisés dépendait notamment des décisions de l’ECOSOC et du Secrétariat.  Le Secrétaire général a déjà demandé la réduction des mandats, la clarification des liens entre les mandats pour qu’il y ait des résultats, a rappelé M. Harris.

Le représentant de l’Iraq a demandé des précisions au représentant de la CEE sur la manière avec laquelle la Commission gère les relations avec les trois groupes de pays composant l’Union européenne: les États membres, les pays candidats et les candidats potentiels.  Comment faites-vous pour les fédérer en vue de la mise en œuvre des objectifs de développement durable?

Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Europe (CEE) a répondu que les commissions régionales peuvent faire beaucoup pour la réalisation des objectifs de développement durable en jouant le rôle de passerelle entre les organisations régionales, internationales et les autres parties prenantes.  Beaucoup de pays et la plupart des membres de la société civile travaillent au niveau régional, a-t-il fait remarquer.  Il a ajouté que de nombreux accords et normes existent au niveau régional et qu’il savoir en tirer parti. 

Le représentant de l’Iraq a demandé au Conseiller spécial pour l’Afrique, ce que compte faire son bureau pour l’intégration des objectifs de développement durable au Programme 2063 de l’Union africaine.  Le représentant de l’Afrique du Sud a aussi demandé à M. Maged Abdelaziz comment l’ONU peut aider l’Afrique à lutter contre les flux financiers illicites en Afrique.  

Le Conseiller spécial a répondu que le « Rapport Mbeki » du Groupe de haut niveau chargé de la question des flux financiers illicites en provenance d’Afrique, créé par la Commission économique pour l’Afrique et l’Union africaine, publié en 2015, avançait des réponses concrètes à ces questions notamment en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles, la lutte contre la corruption et l’exonération fiscale accordée aux investisseurs étrangers en Afrique.  Ces exonérations fiscales font perdre plus de 50 milliards de dollars annuels au continent, a regretté le Conseil spécial qui a dit que l’Afrique avait besoin de cet argent pour réaliser le Programme 2063. 

Le mandat de son bureau est de soutenir l’Union africaine qui a son propre programme de développement.  Ce programme va au-delà de 2030, a-t-il noté.  En outre, l’Union africaine a son propre plan de mise en œuvre et des objectifs très précis comme la réduction de 25% du chômage des jeunes avant 2030, a déclaré le Conseiller spécial.      

Participant au débat, le représentant de l’Organisation internationale du Travail (OIT) a préconisé de prendre en compte la situation spécifique dans la réalisation des objectifs de développement durable dans le cadre normatif de l’ONU.  Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Europe (CEE), a reconnu la nécessité de travailler dans le cadre existant.  Le Conseiller spécial pour l’Afrique, a suggéré une meilleure coordination entre les organes de l’ONU et de l’Union africaine sur la base des structures existantes. 

Les questions d’intégration sont un processus évolutif et sont à leur début, a repris le modérateur, qui a rappelé les trois caractéristiques de l’intégration: l’intégration se fait sur le long terme, elle nécessite une politique d’ouverture aux autres parties prenantes et elle fait également appel à la planification et à la nécessité de trouver tous les liens entre les objectifs de développement durable.

 

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