LE COMITÉ POUR L’EXERCICE DES DROITS INALIÉNABLES DU PEUPLE PALESTINIEN SE FÉLICITE DE L’AVIS RENDU PAR LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE SUR LE MUR ISRAÉLIEN
Communiqué de presse GA/PAL/962 |
LE COMITÉ POUR L’EXERCICE DES DROITS INALIÉNABLES DU PEUPLE PALESTINIEN SE FÉLICITE DE L’AVIS RENDU PAR LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE SUR LE MUR ISRAÉLIEN
(Adapté de l’anglais)
Le Bureau du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a fait, le 13 juillet 2004, la déclaration suivante:
Le Bureau du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien se félicite de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) le 9 juin 2004 jugeant contraires au droit international l'édification d'un mur par Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé. La Cour a estimé que la construction du mur constituait un obstacle grave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination. Elle a également affirmé qu’Israël était dans l’obligation de cesser les travaux d’édification du mur, de démanteler la structure et de réparer tous les dommages causés par cette construction.
Le Bureau est rassuré par la position historique de la Cour, qui souligne que le respect des règles et des principes du droit international est la condition indispensable d’une solution négociée du conflit israélo-palestinien. S’il est appliqué avec vision et détermination, l’avis consultatif peut contribuer à restaurer un dialogue politique et des négociations entre les parties. Le Bureau est convaincu que le jugement de la Cour renforcera les efforts entrepris par la communauté internationale à tous les niveaux pour promouvoir une solution complète, juste et durable à la question de la Palestine.
Le Bureau constate dans le même temps que l’avis consultatif de la Cour intervient dans la foulée du 25e anniversaire de l’adoption de la résolution 446 (1979) du Conseil de sécurité, réaffirmée à de nombreuses reprises depuis mars 1979, et qui a déterminé que la politique et les pratiques d’Israël, en établissant des colonies dans les territoires occupés depuis 1967, n’avaient pas de valeur légale et constituaient un obstacle grave à l’objectif d’une paix complète, juste et durable au Moyen-Orient.
Le Bureau exhorte Israël à se conformer entièrement au jugement de la Cour et à remplir ses obligations qui découlent du droit humanitaire international et des instruments des droits de l’homme, en particulier de la Quatrième Convention de Genève, ainsi que son obligation à respecter le droit des Palestiniens à l’autodétermination.
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