D’ÉMINENTES PERSONNALITÉS RÉUNIES À CAPE TOWN EXPLORENT LES POSSIBILITÉS DE RELANCER LE DIALOGUE ENTRE LES ISRAÉLIENS ET LES PALESTINIENS
Communiqué de presse GA/PAL/959 |
D’ÉMINENTES PERSONNALITÉS RÉUNIES À CAPE TOWN EXPLORENT LES POSSIBILITÉS DE RELANCER LE DIALOGUE ENTRE LES ISRAÉLIENS ET LES PALESTINIENS
(Adapté de l’anglais)
CAPE TOWN, 30 juin -- Réunis du 29 juin au 1er juillet à Cape Town, les participants à la Réunion africaine de soutien aux droits inaliénables du peuple palestinien se sont efforcés d’ouvrir des pistes nouvelles en vue d’encourager la reprise du dialogue et du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.
Intervenant sur le thème « sauver le processus politique et réaliser la vision de la paix », le Ministre du Conseil économique palestinien pour le développement et la reconstruction, Mohammad Shtayyeh, a estimé que la situation actuelle était caractérisée par « un contrôle israélien sans légitimité sur le Territoire palestinien et une légitimité palestinienne sans contrôle ». Estimant que, « comme l’avait démontré l’expérience de l’Afrique du Sud, si une armée pouvait être vaincue, nul ne pouvait vaincre la volonté d’un peuple », le Ministre palestinien a regretté que le Premier Ministre israélien, Ariel Sharon, ait substitué aux avancées d’Oslo, y compris aux négociations sur le statut final, le plan de retrait de Gaza. Selon lui, l’application effective du plan, prévue pour mars 2005, dépendra beaucoup du résultat des élections présidentielles américaines. « Si George Bush est réélu, le plan tiendra peut-être, mais si, au contraire, John Kerry remporte les élections, le processus de paix redémarrera », a-t-il déclaré.
L’Ancien député à la Knesset, Yossi Katz, a déploré les préjudices que le Premier Ministre Sharon fait subir aux Palestiniens et aux Israéliens. Faisant référence à la récente initiative de l’Egypte visant à contribuer à la sécurité dans la bande de Gaza, il a estimé que celle-ci était l’expression de l’échec des Israéliens et des Palestiniens à réinstaurer la sécurité dans la région. M. Katz a souligné que le fait que l’Egypte soit prête à s’impliquer dans cette « boîte de Pandore » devait être apprécié par les membres de la communauté internationale.
Faisant suite à cette intervention, l’ancienne Présidente de l’Assemblée nationale de l’Afrique du Sud, Frene Ginwala, a expliqué que son Gouvernement avait lancé « l’Initiative pour la paix » pour encourager le dialogue entre tous les acteurs et pour mettre à profit l’expérience sud-africaine en matière de règlement pacifique d’un conflit et de réconciliation postconflit. Elle a souligné que le droit à l’autodétermination était reconnu pour tous les peuples et a déploré que ce droit soit nié au peuple palestinien. La communauté internationale, a-t-elle lancé, doit dépasser le concept de « frontières sûres » et penser en terme de peuple sûr.
Participaient à cette réunion organisée sous les auspices du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, d’éminentes personnalités telles que les hauts fonctionnaires du Gouvernement hôte et de l’Autorité palestinienne, des experts de renommée internationale, y compris d’origine israélienne ou palestinienne, des représentants des Etats Membres ou des Observateurs auprès des Nations Unies, des parlementaires, des représentants du système des Nations Unies et d’autres organisations intergouvernementales, des chercheurs et universitaires, des représentants d’organisations non gouvernementales et des journalistes.
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