ECOSOC/392

L'ECOSOC CLOTURE SA SESSION SUR LE SUIVI COORDONNE DES CONFERENCES INTERNATIONALES

15 mai 1998


Communiqué de Presse
ECOSOC/392


L'ECOSOC CLOTURE SA SESSION SUR LE SUIVI COORDONNE DES CONFERENCES INTERNATIONALES

19980515 Les organisations gouvernementales expliquent leur rôle

Le Conseil économique et social a clôturé, cet après-midi, sous la présidence de M. Juan Somavia (Chili), les travaux de sa session sur l'application et le suivi intégrés et coordonnés des grandes conférences et sommets des Nations Unies.

Le Conseil a entendu, auparavant, les présentations des représentants des organisations non gouvernementales (ONG) suivantes : Mme Esmeralda Brown (Co-Présidente pour l'hémisphère sud du Comité directeur des ONG auprès de la Commission du développement durable - CDD); M. Roberto Bissio (Institut du Tiers Monde/Vigilance sociale); Mme Susan Davis (Présidente de l'Organisation pour l'environnement et le développement de la femme); et Mme Sally Findley (Centre pour la population et la famille - Université de Columbia).

Après ces présentations, les délégations ont procédé à un bref échange de vues avec les représentants des ONG. Elles ont insisté sur le rôle crucial que les ONG pouvaient jouer, notamment au niveau des pays dans le suivi des plans et programmes d'action des conférences internationales. Elles ont exprimé leur souhait que l'ECOSOC fasse participer davantage les ONG à ses travaux dans ce domaine.

Le Conseil a ensuite entendu les déclarations de clôture des délégations suivantes : Royaume-Uni (au nom de l'Union européenne); Indonésie (au nom du Groupe des 77 et de la Chine); Bélarus; Japon; Fédération de Russie; République de Corée; Canada; Mexique; et Etats-Unis.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Nitin Desai, et le Président du Conseil, M. Juan Somavia, ont prononcé un discours de clôture.

Cette session du Conseil du 13 au 15 mai 1998, première session sur l'application et le suivi coordonnés et intégrés des grandes conférences et sommets des Nations Unies, revêtait une importance particulière non seulement

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parce qu'elle attestait de la volonté constante du Conseil d'assurer l'application et le suivi intégrés et coordonnés des grandes conférences, mais encore parce qu'elle s'inscrivait dans l'action globale visant à renforcer les fonctions de coordination et de gestion du Conseil à l'égard de ses organes subsidiaires et de tout le système des Nations Unies.

Le débat général, sous forme d'un échange de vues entre les Etats Membres sur les expériences nationales de l'application des résultats des conférences et sommets des Nations Unies, ainsi qu'une discussion du contenu du rapport du Secrétaire général, a été suivi d'une série de tables rondes qui ont porté respectivement sur l'expérience des commissions techniques; des institutions spécialisées qui ont présidé les équipes spéciales interinstitutions du CAC; des conseils d'administration des fonds et des programmes des Nations Unies; des commissions régionales; ainsi que des organisations non gouvernementales.

A la présente session, le Conseil était saisi d'un rapport du Secrétaire général. Les recommandations contenues dans ce rapport, ainsi que les suggestions formulées au cours des échanges de vues seront examinées dans le cadre de la session de fond, de l'Ecosoc en juillet prochain.

Table ronde sur le rôle des organisations gouvernementales dans le suivi intégré et coordonné des conférences

Présentations

Mme ESMERALDA BROWN, Co-présidente pour l'hémisphère sud du Comité directeur des ONG pour la Commission du développement durable (CDD), a déclaré que l'intégration et la coordination des travaux accomplis par les ONG sont facilitées par le Comité directeur des ONG pour la CDD, qui sert de structure de suivi auprès de la CDD, par le biais de réseaux régionaux. Ce système est en mesure d'agir à tout moment et partout dans les domaines visés par les plans d'action des grandes conférences. Le Comité directeur des ONG auprès de la CDD a été créé pour assurer la coopération entre les ONG du Nord et les ONG du Sud. Les décisions prises par consensus par la majorité des ONG à la fois du Nord et du Sud devraient leur donner la possibilité de s'exprimer et d'être consultées de manière indépendante. Le Comité directeur des ONG vise la coopération, l'intégration et la coordination. La coordination est notamment assurée par les travaux réalisés par les co-présidents du Comité directeur et par le Comité de gestion des ONG au cours de la période intersessions. Sur le plan régional, des consultations d'ONG ont été développées pour élaborer des plans d'action régionaux d'ONG en appui des plans d'action régionaux mis en place par les gouvernements. Mme Brown a proposé la mise en place d'un mécanisme chargé d'établir la liaison entre les Nations Unies et les ONG pour inclure les efforts des ONG au niveau le plus élevé du processus de coordination à l'ECOSOC. Par ailleurs, le Service de liaison des ONG contribue à encourager une participation plus active des peuples du monde aux délibérations sur les questions ayant un impact sur leur vie.

M. ROBERTO BISSIO, Représentant de l'Institut du Tiers-Monde/Vigilance sociale, a déclaré que pour les ONG, l'une des préoccupations constantes a été de pouvoir évaluer et quantifier les engagements et résultats concrets du suivi des conférences internationales. Vigilance sociale/Social Watch représente un effort en ce sens de la part des ONG pour rendre compte annuellement de ces engagements. Ayant constaté qu'il n'existait souvent pas de mécanismes de suivi quantifié et uniforme, Vigilance sociale a entrepris de jouer, à l'échelle de la société civile ce rôle de supervision et de synthèse. Le rapport de Vigilance sociale présente une synthèse des progrès accomplis au niveau des pays dans le cadre du suivi des conférences internationales et est présenté lors de la session de la Commission du développement durable (CDD). Vigilance sociale est composée de 50 commissions nationales qui se réunissent pour des échanges de vue sur ce qui se fait dans leurs pays respectifs dans le cadre du suivi des conférences, à la suite de quoi sont publiés des rapports nationaux.

Vigilance sociale a identifié certains indicateurs clés permettant d'évaluer les accomplissements réalisés à l'échelle des pays dans le suivi et l'application des plans d'action des conférences. A partir de ces indicateurs il est possible de faire ensuite des études comparatives en termes d'objectifs

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de développement atteints par pays. M. Bissio a noté que de nombreux pays ont atteint un niveau satisfaisant en ce qui concerne les indicateurs sociaux, mais n'ont pas réalisé les mêmes progrès en matière de développement, cette faible performance étant souvent liée au faible niveau de l'aide au développement. Vigilance sociale est une initiative de la société civile pour la supervision et la Vigilance dans le suivi des conférences au niveau des pays. Les commissions nationales ont développé des collaborations avec des ONG travaillant sur le terrain dans divers domaines sociaux, tels celui des droits de l'homme.

Passant aux recommandations pour améliorer le travail et la collaboration des ONG avec le système des Nations Unies, M. Bissio a déclaré qu'il est indispensable que l'ECOSOC accorde plus d'importance au développement de statistiques sociales fiables. Il faut également que les ressources nécessaires soient dégagées pour donner suite aux décisions et aux discours. Il a rappelé à cet égard que les ONG qui ont été invitées à participer aux différentes conférences internationales, doivent par la suite pouvoir obtenir le soutien budgétaire nécessaire pour assurer pleinement leur rôle dans le suivi de ces conférences sur le terrain. Par ailleurs, il faut exercer des moyens de pression sur les gouvernements pour qu'ils honorent les engagements qu'ils ont pris dans les conférences internationales.

Mme SUSAN DAVIS, Présidente de l'Organisation pour l'environnement et le développement de la femme (WEDO), a déclaré que pour les gouvernements, même dans les pays dotés des meilleures garanties constitutionnelles et de programmes établis depuis longtemps en faveur des femmes, le plan d'action national peut constituer un instrument extrêmement utile pour réévaluer les forces et les faiblesses, fixer des priorités, déterminer les partenaires de la société civile et formuler les orientations futures en vue de renforcer les capacités des femmes. Pour les ONG, le processus de rédaction et de mise en oeuvre leur fournit un moyen d'engagement constructif avec les décideurs. En outre, en assurant le suivi et l'évaluation des plans d'action nationaux, les ONG rappellent aux gouvernements qu'ils leur incombent en premier lieu de mettre en oeuvre la Plate-forme d'action de Beijing. L'accent mis sur le plan d'action par les gouvernements et les ONG renforce ainsi la nécessité d'un engagement politique au niveau le plus élevé.

Les délais de mise en oeuvre, la disponibilité des ressources et un mécanisme national figurent parmi les indicateurs permettant de faire la distinction entre des plans d'action sérieux et de simples déclarations d'intention. Près de la moitié des structures nationales mises en place pour la réalisation de la Plate-forme de Beijing font rapport à leur parlement respectif et ont autorité de prendre des mesures législatives. La parité des sexes dans la prise de décision reste très faible dans de nombreux pays. Sur 180 représentants permanents auprès des Nations Unies, on ne compte que huit femmes, soit 4,4%. Bien que le processus de mondialisation ait augmenté les possibilités d'emploi pour les femmes, elles sont également les premières à en subir les conséquences négatives.

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Mme SALLY FINDLEY, Représentante du Centre de la population et de la santé de la famille, Columbia University, a présenté les mesures prises par le Centre pour l'application et le suivi des conférences et sommets des Nations Unies. Elle a commencé par une présentation des activités du Centre qui, à la différence des autres ONG, est une organisation de chercheurs et de démographes qui réalise des études en vue de faciliter les travaux des ONG et des gouvernements dans les domaines d'intérêt pour la population et la famille. Le Centre a établi des partenariats avec de nombreuses organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Le Centre est essentiellement une organisation de démographes et a donc tendance à se consacrer essentiellement aux questions démographiques. Mme Findley a surtout exposé la suite donnée par le Centre à la Conférence du Caire. Les membres du Centre ont été fort satisfaits de la Conférence du Caire en raison de son caractère intégré, notamment par la participation active des ONG, et pour l'approche élargie de questions de population qui y a été développée. La relation entre population et développement y a été développée de manière plus nuancée que par le passé en mettant notamment l'accent sur la complexité de la relation entre développement social, santé et politiques et droits relatifs à la reproduction. Selon Mme Findley, cette approche tient compte des résultats de la recherche notamment en ce qui concerne le rôle de la femme, des droits relatifs à la reproduction, parfois au détriment de la planification familiale. Le Centre considère qu'il faut passer des études quantitatives sur la fécondité à des études plus qualitatives sur les différents aspects des politiques de fécondité et faire des recherches qui reflèteront les objectifs de développement social. Depuis le Caire, le Centre a organisé 22 réunions scientifiques sur une gamme de sujets liés à la population dans différents pays du monde, notamment un séminaire sur la démographie anthropologique, un autre séminaire sur les contextes culturels. L'impact du sida a été pris en compte dans les projections démographiques et les travaux sur les politiques de reproduction.

Echange de vues

La représentante des Etats-Unis a demandé des précisions sur les initiatives prises par certaines délégations en vue de faciliter l'accès des ONG aux consultations sur les questions visées par les grandes conférences. Les Etats-Unis avaient permis à des représentants du secteur industriel de s'associer aux travaux de la Commission du développement durable. Le représentant du Royaume-Uni a le sentiment que les ONG ont des problèmes de financement et accompliraient leurs activités avec une plus grande efficacité si elles bénéficiaient d'un appui financier. De l'avis du représentant du Liban, les ONG auraient beaucoup à apprendre aux gouvernements pour les aider à élaborer des plans d'action nationaux efficaces dans les domaines visés par les conférences mondiales.

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Répondant aux observations formulées par les délégations, Mme BROWN a souligné que les ONG se heurtent à des restrictions dans de nombreux domaines. Il serait souhaitable qu'elles aient un accès aux différents organes des Nations Unies, y compris le Conseil de sécurité. Concernant le rôle des ONG dans les pays en développement, Mme Brown a indiqué qu'un réseau est en cours de constitution. Pour sa part, M. BISSIO a rappelé que le rôle des Nations Unies ne peut être assumé par aucune autre entité. Il a noté que des plans de lutte contre la pauvreté de grande envergure sont mis au point avant que les ressources nécessaires ne soient disponibles. Il a regretté que l'on n'accorde pas une attention accrue aux chances de réalisation de ce type de projets. Les ONG doivent être en mesure de participer de manière active et efficace aux travaux des Nations Unies dans le cadre du suivi des conférences mondiales. Le système des Nations Unies n'a pas défini clairement ce qu'on entend par société civile. Il est difficile de trouver une définition qui s'applique à tous les modèles de sociétés.

De l'avis de Mme DAVIS, il ne faut ni perdre de temps ni gaspiller les ressources existantes à débattre de la définition de la société civile. Il est, en revanche, urgent d'encourager la participation active des ONG en vue de la coordination de leurs travaux avec ceux réalisés par les organes du système des Nations Unies. Mme Davis a regretté que les indicateurs communs ne permettent pas à ce stade de fournir des informations précises et de définir les priorités dans le suivi des grandes conférences.

Mme FINDLEY a fait remarquer que les statistiques varient considérablement et sont peu fiables. Aussi, a-t-elle invité les Nations Unies à exiger des gouvernements et autres sources des données récentes et précises.

Déclarations

Le représentant du Royaume-Uni, au nom de l'Union européenne, s'est félicité de l'échange de vues fructueux que les délégations ont développé avec les responsables d'institutions et organes des Nations Unies et avec des organisations non gouvernementales. Il a estimé qu'il faudrait permettre au plus grand nombre de délégations possibles d'intervenir dans le cadre de l'échange de vues.

Le représentant a souligné qu'il est essentiel que les travaux accomplis par les Equipes spéciales soient portés à l'attention de tous les Etats Membres. En tant qu'objectif fondamental de toutes les conférences mondiales, l'éradication de la pauvreté doit être placée au centre des priorités dans le suivi intégré et coordonné de ces conférences. Il a souhaité que l'ECOSOC et l'Assemblée générale adoptent cet objectif sans tarder. L'ECOSOC doit recevoir des contributions analytiques de ses organes subsidiaires et les mettre à profit. Le représentant a souligné l'importance de l'ECOSOC en tant

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qu'organisme chargé des questions intersectorielles. Il est essentiel d'éviter les chevauchements et les doubles emplois. Il a recommandé d'établir un rapport regroupant les travaux de toutes les commissions techniques.

Le représentant a suggéré plus de transparence et de synergie entre l'ECOSOC et le Comité administratif de coordination (CAC). L'Equipe spéciale dirigée par le Fonds des Nations Unies pour la population doit mettre à jour ses travaux.

Le secteur privé devrait être davantage mobilisé pour le suivi des grandes conférences. Le représentant a également insisté sur une formation plus efficace du personnel chargé de ce suivi. Il faudrait une plus grande interaction entre les fonds et programmes et les organes des Nations Unies. Concernant les commissions régionales, le représentant a estimé que chaque commission devrait établir un ordre de priorités dans ses actions. Il est clair qu'il subsiste beaucoup de problèmes, liés en particulier à l'absence de communication avec l'ECOSOC et autres organes pertinents. Dans le CAC, il faudrait accorder une attention accrue à la perspective régionale. A cet égard, l'ECOSOC devrait formuler des recommandations.

La représentante de l'Indonésie, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a estimé que les Tables rondes ont prouvé la capacité de mobilisation du Conseil. Il serait cependant possible d'améliorer la participation effective de tous les Etats Membres aux sessions de l'ECOSOC. Par ailleurs, elle a insisté sur la nécessité de diffuser la documentation de base dans les temps afin d'assurer la bonne marche des travaux du Conseil. La représentante a également souhaité une participation plus importante des ONG. Elle a souligné la nécessité d'améliorer la communication à l'intérieur même de l'ECOSOC, et, d'une manière générale, au niveau du système de l'Organisation des Nations Unies. Dans ce contexte, elle a évoqué le système des réseaux qui doit lui aussi faire l'objet d'améliorations. Elle a également souhaité que les directives de l'ECOSOC, en matière de coordination et de suivi des grandes conférences, soient définies plus clairement afin de faciliter la tâche au niveau interinstitutions.

Le représentant du Bélarus a estimé que la présente session de l'ECOSOC a permis de mieux comprendre le rôle des organes subsidiaires. Il a été possible d'organiser un échange de vues fructueux avec les représentants des différents organes et institutions des Nations Unies, ainsi qu'avec les fonds et programmes. Pour réaliser les objectifs principaux définis par les conférences mondiales, il est nécessaire d'allouer des ressources supplémentaires. Le représentant a souligné le rôle crucial des coordonnateurs résidents dans la mise en oeuvre intégrée et coordonnée de ces objectifs sur le terrain. Il est essentiel de renforcer le mécanisme d'interaction. L'ECOSOC est en mesure de formuler des recommandations tenant compte des résultats des Equipes spéciales. Les commissions techniques

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doivent conserver leur fonction d'organe principal au sein de l'ONU pour assurer le suivi et l'application intégrés et coordonnés des objectifs adoptés par les conférences internationales. Le représentant a fait sienne l'idée de renforcer l'interaction entre l'ECOSOC et le Comité administratif de coordination (CAC). Les commissions régionales pourraient jouer un rôle de catalyseur dans leurs régions respectives, en dépit des difficultés rencontrées à la suite de la réforme institutionnelle des Nations Unies.

La représentant du Japon a souhaité que le format de cette session de l'ECOSOC soit renouvelé à l'avenir. Il a proposé une nouvelle formule de suivi des conférences qui consisterait en la tenue de réunions entre les différents acteurs, ONG, gouvernements, institutions internationales, sur une conférence donnée. Il faut poursuivre, selon lui, le débat sur les commissions techniques et le CAC, et notamment plus de transparence. Par ailleurs, le représentant est d'avis qu'il faut renforcer le rôle de la société civile dans les travaux de suivi des conférences internationales. Compte tenu de la portée du débat et des échanges de vue importants qui ont eu lieu à cette session, le Japon considère qu'il faudrait envisager de diffuser un document de synthèse de cette session qui serait mis à la disposition des Etats Membres avant la session de l'ECOSOC de juillet.

Le représentant de la Fédération de Russie a souligné que cette session a été d'une grande utilité. Les échanges de vues développés au cours de ces trois derniers jours étaient riches d'enseignement et pourront contribuer à mieux coordonner les mesures qui seront prises dans le cadre du suivi des grandes conférences.

La représentante de la Corée considère que les tables rondes ont été très instructives car elles ont permis d'élargir la communication et les échanges de vue sur le suivi des conférences internationales. Ce type de discussions permet de réfléchir sur les moyens optimaux à adopter pour les travaux de coordination et d'orientation de l'ECOSOC. Elle a insisté sur la nécessité d'améliorer la communication entre l'ECOSOC et le CAC.

Le représentant du Canada a souligné que pour une coordination efficace, il est essentiel de faire une bonne utilisation des ressources disponibles et de tenir compte des résultats obtenus. Le succès de la coordination réside dans la garantie de la transparence. Le représentant a insisté sur la participation active et régulière des Directeurs exécutifs des institutions spécialisées. Il est reconnu de tous que le rôle de la société civile a été crucial dans les conférences mondiales. Aussi, faut-il encourager une participation active des ONG aux travaux de l'ECOSOC et des autres organes chargés d'examiner le suivi des conférences mondiales.

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Le représentant du Mexique a souligné que certaines recommandations et propositions qui ont été avancées à cette session devront être reportées à la session de fond de juillet. Cette session a mis en avant les défis que doit relever l'ECOSOC afin de pleinement jouer son rôle de coordonnateur du suivi des conférences internationales. Le représentant a dit attendre la synthèse des travaux de cette session qui sera extrêmement utile pour les travaux de la session de juillet.

La représentante des Etats-Unis s'est félicitée des excellents travaux de la présente session. Elle a estimé qu'il reste beaucoup à faire en ce qui concerne les commissions techniques. Il n'a pas encore été possible de parvenir à une définition claire de la coordination. Aussi, est-il nécessaire que l'on approfondisse l'examen de cette notion. Mme King a souhaité que l'on établisse des indicateurs communs pour assurer une coordination efficace du suivi des conférences mondiales. Elle a proposé que les réunions futures soient organisées de manière à permettre un échange de vues direct entre les délégations.

M. DESAI, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a demandé aux délégations de lui soumettre les textes de leurs interventions afin de pouvoir tenir compte de toutes les suggestions et remarques dans le document de synthèse de la session. Il a noté que plusieurs idées saillantes sont ressorties de ce débat notamment sur le dialogue entre l'ECOSOC et le CAC; l'importance d'aller au-delà du processus de coordination pour aller vers les questions de fond, en particulier sur les thèmes intersectoriels en institutionnalisant le recours à des indicateurs. M. Desai a demandé aux participants de réfléchir à l'opportunité d'organiser une réunion de fond sur les indicateurs.

Dans sa déclaration de clôture, le Président du Conseil, M. Juan Somavia (Chili), s'est félicité des excellents travaux et de l'esprit de coopération qui a présidé à la présente session. Un véritable débat a eu lieu sur le suivi des grandes conférences. Il faut avoir une vision globale en matière d'indicateurs, des méthodes communes pour pouvoir mesurer les progrès accomplis. A cette fin, a estimé M. Somavia, il faudrait organiser des réunions très techniques. Le potentiel de l'ECOSOC est énorme. C'est là que la volonté politique s'impose. Si cela est possible, il faudrait donc relever le défi. Aucun d'entre nous ici ne doit faire la coordination pour le principe. Où et quand l'ECOSOC peut-il intervenir ? Il faudrait assumer la responsabilité quand cela s'avère possible. Le Président du Conseil a invité les délégations à réfléchir sur ces idées et à saisir l'occasion pour faire preuve de créativité et faire de l'ECOSOC un organe efficace dans le domaine du suivi des conférences mondiales. Nous devons mieux faire à l'avenir, a-t-il souligné.

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