SC/16230

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la situation en République démocratique du Congo

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, Michael Imran Kanu (Sierra Leone):

Les membres du Conseil de sécurité ont accueilli avec satisfaction la signature, le 15 novembre, de l’accord-cadre de Doha pour la paix entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), qui est un grand pas vers la désescalade du conflit, la cessation des hostilités, la réconciliation nationale et le rétablissement de la stabilité et de la confiance, ainsi que dans la lutte contre les causes profondes du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. 

Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde reconnaissance au Qatar pour le rôle essentiel qu’il a joué dans la médiation, ainsi qu’aux États-Unis, et ils ont réaffirmé le rôle clé de l’Union africaine et du Togo à cet égard. 

Les membres du Conseil ont exhorté les signataires à concrétiser leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent, effectif et vérifiable. Ils les ont engagés à rester mobilisés et à œuvrer de bonne foi à la finalisation de tous les protocoles, annexes et arrangements techniques restants qui visent à en garantir l’application effective, afin de démanteler toutes les administrations parallèles illégitimes et de rétablir l’autorité de l’État dans toute la République démocratique du Congo, comme prévu dans la résolution 2773 (2025). 

Les membres du Conseil se sont dits résolus à soutenir activement la mise en œuvre du processus de paix, notamment l’application intégrale du cessez-le-feu, avec le concours de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et des mécanismes régionaux, s’il y a lieu, en vue de la mise en place d’un mécanisme de vérification convenu. Ils ont de nouveau demandé que tous les acteurs apportent leur pleine coopération à la MONUSCO et garantissent l’exécution sans entrave de son mandat. 

Les membres du Conseil ont redit leurs préoccupations face aux conditions de sécurité et à la situation humanitaire qui règnent dans l’est de la République démocratique du Congo. Ils ont souligné qu’il fallait tirer parti de l’élan imprimé pour faire des progrès concrets et enrayer la crise humanitaire et faciliter un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave, notamment des vols humanitaires, dans l’est de la République démocratique du Congo. Ils se sont félicités des engagements pris le 30 octobre à la Conférence de Paris pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs et ils ont demandé aux parties concernées d’honorer leurs engagements à cet égard.  

Ils ont exigé que toutes les parties respectent pleinement le droit international, notamment les dispositions régissant la protection des civils, et réaffirmé que les auteurs de violations du droit international humanitaire ainsi que de violations des droits humains et d’atteintes à ces droits devaient répondre de leurs actes. 

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et demandé que toutes les parties honorent de bonne foi leurs obligations et les engagements pris en faveur d’une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région. 

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